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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 10:29

A vrai dire, je n’ai pas de souvenir parfaitement net de la Jane Eyre qui a régné sur les écrans grands et petits pendant des décennies. C’est pourquoi je suis assez mal placée pour porter un jugement équitable sur la version plus récente produite par la BBC, d’autant qu’elle paraît en série, deux épisodes hier soir sur Arte (mais en VO, enfin : j’ai longtemps accusé Arte de ne pas vouloir diffuser en VO mais je crois tout simplement que c’était parce que je n’avais pas trouvé la position adéquate) et deux épisodes qui restent à découvrir. Certes chaque réalisateur voit et présente les choses à sa façon (y avait-il tant de séquences dans la pénombre, voire les ténèbres, dans les versions antérieures ?) et celle-ci, Suzanna White, broie du noir abondamment, tant dans les paysages nocturnes que dans les couloirs sinistres où seule une bougie vous défend contre les forces cachées inconnues et leurs bruits étranges. Mais ce qui me rend perplexe c’est de voir l’acharnement avec lequel on s’empare de ces vieux sujets abondamment traités pour en refaire du neuf. Cela me paraît d’autant moins tentant que tout le monde connaît l’histoire, ce qui prive la version en cours de tout suspense. Il faut croire cependant que les bis repetita ont du charme, puisque, de King Kong à Doctor Who, de Psychose à Oliver Twist et j’en passe on tâche sans cesse de mettre du vin nouveau dans de vieilles bouteilles. Ah ! vive The Lady Killers des frères Coen, où la vieille dame so truly British revit en mama noire du Mississippi… Là le remake se justifie !

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