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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 09:35

Un courrier lettre morte

 

          /M.Macron m'a donc écrit, ainsi qu'à vous tous et toutes, mes belins-belines, pour détailler ce qu'il voulait que nous fassions au cours de sa grande consultation. En était-ce bien la peine? J'en doute, en tout cas pour ce qui me concerne. Quand on vous invite à aller aux urnes et à vous exprimer selon le souhait de votre coeur, vous y allez en sautillant, le nez au vent et la queue en trompette. Mais la chose ne se présente pas comme ça! On veut votre avis, certes, on vous propose même  des questions toutes faites auxquelles il doit  être simple pour vous de répondre : on voit que la chose a été méditée pensée examinée de près pour éviter toute possibilité de détournement. Mais il y a des zones tabou, au niveau des questions qui fâchent, et celles-là M. Macron vous interdit bien d'y apporter votre correctif. En interdisant de toucher à la peine de moprt et à l'VG, qui sont devenues des piliers de notre vis collective, il y ajoute mine de rien les choses auxquelles il ne veut pas qu'on touche, telles la justice fiscale et l'ISF : tout cela marqué au sceau du même interdit, alors que précisément ces points rapportés comme bases de notre foi civique sont des ajouts du macronisme et non des fondamentaux inamovibles. En outre, avec son habituel sens de la charité, M. Macron nous informe qu'une fois triées examinées comptabilisées ces donnée reflétant l'opinion nationale ne seront pas prises en compte, car il devine qu'elles iraient à l'encontre de son attachement obstiné au cap honni par le pays et responsable de tous les soulèvements sismiques. Du moment qu'il nous prévient, du moment qu'il claironne haut et fort que ses offres théoriques ne sont pas destinées à se concrétiser, pourquoi mettre la pincée de sel terminale dans son potage; au terme de ces trois mois où il pense avoir trouvé le moyen de supprimer les samedis noirs?   Mais n'a-t-il donc jamais entendu parler de résurrection, de recrudescence, de reprise? Ni d'une opiniâtreté   aussi résolue que la sienne?                 

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 12:53

AH! CETTE FEMINISATION A OUTRANCE...

          (pour le lundi 14 janvier 2019). Un peu d'avance ne nuit pas...

         

          Je crois avoir découvert, dans une publicité rameutant les étudiants pour des études universitaires utiles, le comble du grotesque, grâce à cet oukase imposant à tous la primauté du genre féminin à partir des noms masculins les plus incontestés, , les moins susceptibles de déclinaison qui soient. Il avait déjà fallu souffrir le martyre des docteure, professeure, auteure,  grincer des dents devant les féminins abominablement créés tel écrivaine (la féminisation de ministre ou juge  sous la forme Madame la juge ou Madame la ministre passant tout juste parce que moins repérable, plus discrète - au fait, dit-on Madame la Censeur au risque de confondre avec la machine qui monte et qui descend?), mais il faut croire que cette torture ne suffisait pas, il  a fallu se vautrer dans l'invraisemblable et e ridicule. Déjà quand on avait créé le diplôme de master,  il s'agissait d'une cote mal taillée entre la dignité du latin et la lourdeur de la thèse traditionnelle (dix ou douze ans de recherche en moyenne),  et pour les puristes cela avait tout l'air d'une dignité universitaire attribuée à la va vite pour laquelle le grade de docteur était encore bien autre chose. Mais enfin le mot latin était correct. Mes belins-belines, j'ai vu ce matin qu'on préparait en l'école pour laquelle je m'en voudrais de faire de la pub non seulement des masters (déclinés au pluriel de manière douteuse ou peut-être franglaise) mais encore des mastères, auxquelles la francisation glorieuse n'ajoute aucun charme. L'état s'effondre,  les manifestants grondent... Je vous le dis, tout fout le camp, mes belins-belines, tout fout le camp...

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 12:42

AH! CETTE FEMINISATION A OUTRANCE...

 

 

          Je crois avoir découvert, dans une publicité rameutant les étudiants pour des études universitaires utiles, le comble du grotesque, grâce à cet oukase imposant à tous la primauté du genre féminin à partir des noms masculins les plus incontestés, , les moins susceptibles de déclinaison qui soient. Il avait déjà fallu souffrir le martyre des docteure, professeure, auteure,  grincer des dents devant les féminins abominablement créés tel écrivaine (la féminisation de ministre ou juge  sous la forme Madame la juge ou Madame la ministre passant tout juste parce que moins repérable, plus discrète - au fait, dit-on Madame la Censeur au risque de confondre avec la machine qui monte et qui descend?), mais il faut croire que cette torture ne suffisait pas, il  a fallu se vautrer dans l'invraisemblable et e ridicule. Déjà quand on avait créé le diplôme de master,  il s'agissait d'une cote mal taillée entre la dignité du latin et la lourdeur de la thèse traditionnelle (dix ou douze ans de recherche en moyenne),  et pour les puristes cela avait tout l'air d'une dignité universitaire attribuée à la va vite pour laquelle le grade de docteur était encore bien autre chose. Mais enfin le mot latin était correct. Mes belins-belines, j'ai vu ce matin qu'on préparait en l'école pour laquelle je m'en voudrais de faire de la pub non seulement des masters (déclinés au pluriel de manière douteuse ou peut-être franglaise) mais encore des mastères, auxquelles la francisation glorieuse n'ajoute aucun charme. L'état s'effondre,  les manifestants grondent... Je vous le dis, tout fout le camp, mes belins-belines, tout fout le camp...

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 17:49

L'inquiétude du vendredi

 

          De nouveau, puisque nous sommes vendredi, l'inquiétude du pouvoir  va  croître tout au long de la journée. Quelle sera la tactique des gilets jaunes pour cette semaine? Ne vont-ils pas se mettre en tête de venger leur boxeur si tristement maintenu en détention par des actions incongrues? L'indignation du petit groupe de ses fidèles à l'énoncé du jugement laisse entendre que cela ne se passera pas comme ça, puisque la justice a disposé de la liberté provisoire éventuelle de cet accusé au comportement insolite comme d'un début de châtiment. Et derrière ce jugement qui, sans compromettre du tout la marche du déroulement à venir, aurait pu se montrer plus objectif oi-èttttttttttttty plus coulant, l'agitation des commentateurs politiques a redoublé : on risque souvent de les voir en arriver aux mains;,les avis des prétendus sages font figure de bredouillages de vieux bonzes, les grands mots s'affrontent dans une lutte presque à mort. C'est qu'après quelques  semaines d'effervescence ébouriffée avec beaucoup d'ivraie mélangée au bon grain, on ne peut ^plus avoir d'opinion mitigée sue les gilets jaunes. Et je m'amuse de voir comment la détestation s'exprime maintenant, alors qu'une sorte de paternalisme agitait toutes les positions toujours à l'affût d'une possible récupération. Non, désormais les camps sont bien étiquetés. Entre la crainte de voir les vestiges d'un vieux monde s'effondrer sans laisser trace de ses valeurs emblématiques et l'espoir que de ces déferlements où il y a à boire et à manger il puisse naître une formule lumineuse, les paris sont ouverts, les goûts s'affirment, et on en est passé sur les ^plateaux de télé à des échanges tout juste courtois.

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 22:21

          La brave dame qui palpe chaque mois ses 14.000 € pour présence et conseils a tout de même reconnu qu'elle était mal placée pour régler les réclamations concernant le SMIC, elle qui doit considérer la difficulté à joindre les deux bouts comme une coupable aberration du jugement (c'est ainsi que tranchaient les puritains d'autrefois : si vous étiez tubard ou handicapé c'était votre faute, c'était de cette manière visible que le Seigneur vous désignait à l'opprobre de vos congénères pour vos vices cachés que Lui seul connaissait - de même  si le Duce vous repère comme fainéant, ou chômeur, ou immigré, il sait aussi que vous êtes responsable de cet état et ne vous accordera sa pitié qu'avec réticence et dédain). Donc cette brave dame se retire des tâches douteuses et compliquées mais continue à toucher son mois : l'organisation du grand débat national se fera sans elle, qui au départ avait été recrutée pour ça, mais on a les idées larges chez nos gouvernants, les 500.000 € de "réfection" de l’Élysée ou les 35.000 € de la piscine de Brégançon font rudement chic dans un paysage pour monarque. Cette grande consultation est annoncée avec trop d'emphase pour donner des résultats intéressants, comme on le dit d'une personne trop polie pour être honnête. Cela me rappelle les roulements de tambour et les rasades offertes par les sergents recruteurs aux naïfs et aveugles gueux susceptibles d'être enrôlés pour regarnir les régiments : l'écu d'or que le roi leur donnerait à la fin des campagnes militaires leur était montré dans tout son éclat miraculeux - mais la fin des campagnes était loin, si encore y arrivât-on jamais... Cette campagne des grands débats se fait brillante et toute chargée d'espoirs, mais vous allez voir qu'on n'en tâtera que d'une dent, comme on dit si bien dans mon cher Marivaux.

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 22:21

Imaginez un peu, mes belins-belines : le pouvoir va sortir de son silence. Soit il boudait (c'est vrai, ça vous énerve de ne pas pouvoir sortir sans être hué et d'apprendre que tout le monde et son père, unis pour une fois, réclament votre démission ; on se replie sur soi, on ne veut plus entendre parler de rien), soit dans son entourage on empêche la voix royale de se faire entendre '(c'est qu'elle en a déjà tant dit, avec des bourdes et des provocations inopportunes, que les bornes sont dépassées et qu'au-delà y a plus de limites, comme vous le savez). Or d'après la rumeur il paraît qu'un discours se prépare : après tout, puisque chacun souhaite y aller de son petit couplet, c'est tout naturel que le N°1 du royaume ait lui aussi le droit de l'ouvrir, même si on l'a trop entendu pour l'entendre de nouveau sans lassitude, lui qui sait si bien écouter sans entendre (quand il dit "Je vous ai compris !" , c'est qu'il a l'art de la citation et pas du tout l'oreille débouchée jusqu'à la comprenotte). Et c'est justement là que le bât blesse, mes belins-belines! S'il comprenait une bonne fois, les choses s'arrangeraient toutes seules, mais par malheur ses tympans ont besoin de prothèses et lui ne s'en rend pas compte. Il a toutefois, je crois, perdu de sa belle assurance, puisqu'il va  reprendre ses activités par correspondance pour doubler son expression vocale... Je n'ose pas vous dire qu'on sera donc spécialement gâtés, car d'après ce qui se dit les chapitres les plus passionnants de l'histoire (l'ISF, l'immigration, le SMIC, et tant d'autres encore)ne seront pas repris, puisque non évoqués par plume ou par harangue, et qu'ils ne seront pas prévus dans le cadre de la consultation où nous allons être invités  à  nous épancher. Alors, dans ces conditions, vous pensez...

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 11:30

ORGANISER UNE CONSULTATION SANS ORGANISATRICE

 

          Allons, bon! Encore un pilier qui s'effondre! Et juste au moment où on allait le faire travailler! Vous avez bien entendu parler de cette grande consultation nationale où chacun va pouvoir dire ce qu'il a sur le coeur? L'idée bien sûr venait des gilets jaunes, mais elle est vite apparue comme une mesure dilatoire pour repousser toute décision précise jusqu'aux brumes du futur, donc, dans ce contexte de panique confirmée, comme une suggestion à retenir. Mais il faut organiser la chose, et si les gilets jaunes réclament ce  débat pour le plus tôt possible, on voit bien d'après leur absence même de structure et d'entente qu'ils n'ont aucune idée de la manière dont on doit s'arranger pour s'organiser. Mais finalement tout le monde est d'accord pour que cette consultation, quel qu'en soit le résultat, permette la sortie de crise. Les cahiers de doléances des mairies se remplissent, peut-être les protestataires muets par pudeur de langue iront-ils dans le silence des mairies consigner leur desiderata. Seulement, comme d'habitude, l'élément moteur  de l'aventure fait sécession et disparaît, tous l'un après l'autre avec l'air de dire que sa vie de décideur n'était pas possible au royaume du roi Pétaud. Pourtant le roi se tait, ou on le fait taire, de peur qu'il ne sorte quelque incongruité qui enflamme les esprits par sa maladresse ou sa formulation. On va finir par les compter sur les doigts d'une main, ces dévoués qui s'obstinent à rester. Ou peut-être guignent-ils déjà du coin de l'oeil les postes qui vont se libérer au plus haut niveau : quand vous êtes sur place au bon moment, c'est quand même plus facile de vous montrer à  votre avantage,  surtout en proclamant haut et fort que vos erreurs du passé étaient dues à l'emprise d'un tyran qui faisait la sourde oreille à toute suggestion un peu raisonnable.   

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 11:07

LES FEMMES,   ENCORE ELLES...

 

          Les gilets jaunes occupent les écrans de la France et, par contagion, les écrans du reste du monde, essentiellement par les images désastreuses ou terribles sur lesquelles les médias insistent à qui mieux mieux, et en même temps que le procédé promène un peu partout la vision d'un pays à feu et à sang, la gravité du mouvement encore sans identité cernable n'est certainement pas perçue avec justesse. Le défilé des femmes en gilet jaune, au lendemain des affrontements violents du huitième samedi de mobilisation, d'un peu partout surgi miraculeusement la rose à la main, ne sera sans soute pas autant diffusé de par le monde, et ce serait bien dommage, car il représente le fond du problème : les femmes nourricières veillant à la paix en même temps qu'à la sauvegarde de la famille. N'étaient-ce pas déjà les femmes qui, les 5 et 6 octobre, allaient à Versailles chercher et ramener à Paris le boulanger, la  boulangère et le petit mitron puisqu'ils restaient indifférents devant la faim qui mordait le peuple aux entrailles? (et cependant le roi n'avait pas dit avec provocation "Qu'ils viennent me chercher!" comme cela fut dit en fanfaronnade il y a quelques mois.).... Il est sans doute vain de chercher trop de ressemblances avec les autres grands moments d'exaspération populaire de notre histoire : 89, 48; 71, 68...outre de notables soulèvements de masse contre des décisions qui faisaient déborder la patience des ,négligés de la justice. Ce qui est sûr, c'est que le feu couve sous des braises incandescentes que le moindre souffle va transformer en flammes dévoreuses.

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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 10:29

 

 

          Aidé par le passage en boucle ou presque des images terribles de samedi dernier (car il est juste qu'on s'indigne), le pouvoir a tendance à présenter les gilets jaunes comme un ramassis de casseurs. Ce n'est pas une tactique avisée : insister  sur l'ivraie par rapport au bon grain fausse les proportions du problème. Je crois que  personne ne s'y trompe, si l'on en juge par le maintien du soutien du  pays au mouvement; d'ailleurs la foule des femmes la rose à la main calmement répandue sur tout le territoire (il faut bien croire qu'elles ont obéi à des ordres secrets parfaitement organisés et transmis) impose aussi son image pour diminuer la signification erronée des images de violence> Avec 50.000 manifestants ici et là, on ne peut plus qualifier l'élan populaire d'essoufflé voire de moribond  après dix semaines d'éruptions réservées au samedi. M.Macron n'a toujours pas bien compris, malgré ce Confiteor pantelant immédiatement gommé par le discours du trône pour entamer l'année. L'idée de la consultation du peuple, chère aux gilets jaunes, a certes été reprise par le pouvoir; mais ne doit-on pas craindre que le formatage de cette consultation, la manière dont seront tournées les questions, la suppression totale des questions qui fâchent, et auxquelles le peuple entend une bonne fois obtenir des réponses franches et enfin reconnues, tout cela ne gauchisse (si l'in peut dire!) les résultats en ayant contourné les obstacles au lieu de les supprimer? Les cahiers de doléances des mairies devraient se remplir de notes et de remarques : seront-ils dûment utilisés? et les formulations par écrit ne sont-elles pas un obstacle relativement plus solide pour le citoyen Lambda qui ne sait plus écrire qu'aux temps prérévolutionnaires où les analphabètes se regroupaient autour du "savant local" qui, lui, avait presque toujours un joli brin de plume?

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5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 18:12

 

 

 

 

          Mais bien sûr qu'ils reviennent! Vous croyiez donc qu'ils étaient partis essoufflés l'oreille basse la queue entre les pattes? Eh bien vous vous trompiez, et je signale que c'est dangereux d'avoir copié la cécité de M. Macron. Le discours dernier faisait tellement mine d'avoir oublié les déclarations dues à sa panique récente qu'il ne pouvait pas passer sans réplique puisqu'il avait tout l'air d'une provocation. Dans la journée,  bien entendu,  l'évolution attendue - ou crainte -  du rassemblement pacifique jusqu'à la proportion à peu près inévitable d'échauffourées et de violences s'est confirmée, avec des répliques semblables dans toutes les grandes villes où on manifestait.  Des torts regrettables sont certes à déplorer des deux côtés, mais les fauves ne montrent les dents que lorsqu'ils sont acculés dans des impasses/ Le bilan du soir montrera en tout cas au pouvoir qu'il n'a toujours pas trouvé le contact avec les grondements de la population qui proteste. Avant qu'on ne lui réponde "Non, Sire, c'est une révolution", il ferait bien de s'enquérir du prix du pain et du casse-croûte au sauc' ou au fromage avant d'oser  nous parler de ses bottes dans lesquelles il se sent si droit et si serein.

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