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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 08:44

         Je recommence ici un blog que j’avais mis de côté (mais de quel côté ? seriez-vous tout à fait en droit de me demander) et qui s’est évaporé dans la nature comme cela m’arrive souvent (non de m’évaporer personnellement, ce que je regrette beaucoup, mais de voir s’évaporer des choses péniblement rédigées et auxquelles je tiens – on ne me refera pas, et ni l’addition de Cobian ni celle de Copernic ne répareront les dégâts, car j’ai tiré de ces mésaventures la conclusion que je fais une fausse manœuvre avant même que ne se mettent en branle les systèmes de protection contre mes étourderies). Bon. Sufficit. Je récidive donc sur ce thème très inquiétant. S’il  vous semble de bon ton de considérer le FN comme dédiabolisé, pratiquement justifié, voire tout à fait conforme à l’éthique de n’importe quel autre parti politique, libre à vous : vous pouvez parfaitement feindre d’ignorer son passé, ses principes de base, ses moyens d’action, et continuer à vous regarder dans une glace sans frissonner chaque matin. Ce qui m’angoisse, voyez-vous, c’est que les médias (ah ! ces chers médias ! ces excroissances de l’actualité, autrement dit ces parasites de l’information qu’ils sont payés pour représenter et diffuser objectivement) semblent se mettre d’accord pour faire cause commune, ou presque, avec ses porte-drapeaux les plus enflammés. Je reviens dès demain sur le rôle des médias, je pense que mon activité sera absolument, parfaitement citoyenne et peut-être bienvenue.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 09:21

         C’est une grande semaine des frères Cohen qui s’achève, avec la présentation (était-ce une première ? en tout cas ce l’était pour moi) de ce court métrage grinçant et cocasse sur le Dibbouk et ce petit film sur Un Monsieur sérieux qui n’est jamais programmé. Il est évident que si l’on se trouve confronté pour la première fois avec l’univers d’Ethan et Joel Coen on se sent davantage noyé que nageant avec aisance à la surface des eaux – je me rappelle (mais j’ajoute que c’était il y a longtemps) mon premier contact avec Barton Finch qui m’avait fascinée sans que j’y aie bien compris grand-chose. Il m’a même fallu l’intervention de l’admirable Fargo pour que je m’enthousiasme en face de ce comique déjanté si particulier, dont les thèmes, les rythmes, les images ne sont ceux de personne. Mais aussi depuis l’enquête de cette fliquette prête à accoucher qui mène ses investigations dans la neige du Minnesota j’étais accro à mort à ce style d’écriture cinématographique. The Big Lebowski et O’Brother m’ont donc comblée une fois de plus (il ne manquait que Blood simple  (Sang pour Sang) et la mort de son privé malhonnête dont la tête est coincée sous un tuyau de lavabo qui goutte pour que ma joie personnelle fût complète). Mais naturellement il y a aussi d’autres « Coen » dont je raffole. Je vous autorise même à penser que cette addiction est inquiétante, moi je la souhaite seulement contagieuse…sans être sûre d’avoir atteint mon but...

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:28

Je ne sais si je vous ai assez appâtés, mes belins-belines (oui : comme les millions d’hameçons travaillant ensemble tout le long des km de filets de pêche garnis d’un morceau de dauphin – c’est si bon, le dauphin ! comment pourrait-on y résister ?) pour vous donner mes sources de renseignements. Un livre majeur est venu à la rescousse de mes affirmations vengeresses contre l’industrialisation de l’agro-alimentaire : usines à vaches, usines à cochons, usines à œufs, usines à poulets, usines à poissons d’élevage (qui croupissent dans de l’eau si polluée par leurs excréments que beaucoup en meurent d’asphyxie et d’indigestion). Certes je me tenais farouchement au courant des initiatives et projets des multinationales exécrées, mais j’en ai appris d’inédit à tous les niveaux, niveaux de dangerosité pour l’homme à cause des antibiotiques dont on bourre toutes ces malheureuses bêtes quelles qu’elles soient, niveau d’empoisonnement des nappes phréatiques par les milliards de tonnes de lisier dont on ne sait comment se débarrasser, niveau ahurissant de souffrance imposée aux bêtes chacune dans sa catégorie à chaque étape de son engraissement (pour ne rien dire de l’abattage, qui peuple les cauchemars de manière indélébile). Si vous ne souhaitez pas renoncer à votre steak bien saignant ni à votre tranche de jambon à l’air si innocent, cela vous regarde et vous êtes parfaitement dans votre droit. Lisez cependant le Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, à l’Olivier. Si vous tenez le coup, vous êtes bon pour vous enrôler dans les bataillons de la mort de n’importe quel pays de la planète.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 09:10

        

 

Retour sur terre, si vous voulez.- le mal de mer est si pénible ! Parlons poulet – dans mon enfance on mangeait traditionnellement du poulet rôti pour le 14 juillet ou quand on avait des invités, c’était du poulet de Bresse, on s’en léchait les doigts (figure de style), mais cette denrée de choix est devenue, surtout aux USA, aussi quotidienne que les patates. Là encore, pour nourrir des milliards de consommateurs, les quantités de bêtes à fournir s’expriment en chiffres délirants, tels ceux des bénéfices de la BNP chaque année, voire davantage. On ne classe plus les poulets selon les anciennes espèces, dont chacune avait sa spécificité pour la gastronomie : on ne compte plus que poules pondeuses et poulets de chair. Dès l’éclosion le destin des uns et des autres est tracé : on va modifier artificiellement le métabolisme des bêtes à manger (en un demi-siècle le poulet a atteint une taille plus de deux fois supérieure en deux fois moins de temps, et au lieu de vivre quinze à vingt ans il est tué au bout de six semaines). La poule pondeuse, elle, encagée sur un espace d’environ une feuille A4 (624 cm2) dans des batteries d’une dizaine de niveaux (18 niveaux au Japon) dans des hangars sans fenêtres, est amenée par un système diabolique de trafic de la lumière à pondre deux œufs par jour (plus de 300 par an, au bout de quel temps on la tue, car elle ne pourra pas recommencer cet exploit et cela coûte moins cher de la remplacer par une nouvelle pondeuse que de la garder et la nourrir pour une production moindre). Quant aux poussins mâles des poules pondeuses, si on n’en fait pas des poulets à manger, on les détruit : soit aspirés par des tuyaux jusqu’à une plaque électrisée, soit jetés vivants dans d’immenses conteneurs en plastique où ils s’écrasent, s’étouffent, se piétinent, bref agonisent sans rémission. Parfois on  les passe au broyeur, à la déchiqueteuse à bois. Je vous le dis, on n’endigue pas les ressources de l’ingéniosité humaine.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 08:58

            Je voudrais ne rien garder pour moi, mes belins-belines, de tout ce que j’apprends d’utile ou récolte pour vous en proposer la méditation. Je ne puis malheureusement pas tout vous transvaser dans la connaissance, mais je vais m’arranger aujourd’hui et peut-être même encore un ou deux jours à venir pour vous révéler des aspects attrapés en coulisses (car bien entendu tout ce qu’on nous en dit d’officiel n’est qu’attrape nigauds cynique). Je vais vous parler des crevettes – ça a l’air inoffensif comme sujet, n’est-ce pas ? Cependant je ne suis pas sûre que ce que je vais vous en dire ne vous mettra pas mal à l’aise. On ne pêche plus la crevette avec un filet au bout d’un manche porté gaillardement sur l’épaule - ça c’est pour le tourisme de Cours préparatoire - ni même avec de grands filets pour chalutiers traditionnels : il faut du rendement, que diable ! et comment nourrir les milliards de bouches amateurs de crustacés ? Donc les  flottes de pêche ont chacune 1.200 filets de 50 km de long, amorcés avec des morceaux de dauphin, viens-je d’apprendre, qui balaient les mers et les océans en raclant tout au passage. Cela naturellement ramène de la crevette, mais aussi ce qu’on appelle la prise annexe, ou accessoire (un peu comme on nomme collatéraux les dégâts subis par les populations innocentes) : ce bycatch  représente un pourcentage énorme, entre 80 et 90 %, d’espèces souvent menacées (hippocampes, dauphins, requins bleus …) mais qu’à l’arrivée sur les chaluts, en général moribondes, on tue et rejette à la mer. Si l’emballage était honnête, le consommateur-roi devrait y lire : « Pour 500 gr de crevettes, 13 kg d’autres animaux marins ont été tués et rejetés par-dessus bord ». De quoi jeter un froid, ne trouvez-vous pas ?

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 10:26

            Les tigres d’Afrique étaient décimés par le trafic et le braconnage de leurs organes, de même que les rhinocéros l’étaient pour leur corne miraculeuse : ces denrées jouissaient paraît-il d’une popularité extrême auprès des mâles humains se découvrant des faiblesses dans le domaine sexuel et il avait fallu deux campagnes distinctes pour faire décréter la protection sévère de ces deux espèces. Plus de tigres à décimer ? Qu’à cela ne tienne. On va s’attaquer aux lions, leurs organes seront bien aussi utilisables que ceux des tigres, d’autant qu’ailleurs on décime les baleines pour les mêmes raisons, c’est bien qu’il doit y avoir du vrai là-dedans. J’avais déjà signé des pétitions pour faire interdire le steak de lion sur les menus américains, je viens donc de signer celle d’Avaaz pour garantir la cessation du trafic des lions fournisseurs d’hormones. Je signale pour les sceptiques que nous avons dépassé le million deux cents mille signatures, et que le but ultime (le million cinq cents mille signatures) est à portée de la main : les gouvernements auxquels sont adressées  ces suppliques autoritaires sont à présent inquiets des mouvements collectifs et se rallient à leur demandes le plus souvent. L’union fait la force : on le sait depuis des siècles. Il est rassurant de voir que le vulgum pecus sait souvent se faire entendre quand il a acquis sa grosse voix ; il est seulement dommage qu’il ne puisse rassembler tous les suffrages nécessaires pour obliger les gouvernements en guerre à faire la paix, ni non plus faire renoncer au principe du profit avant tout qui règle tous les rapports entre humains et pourrit la vie des plus faibles.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 10:01

 

V Quand on sème ou qu’on plante pour les floraisons futures, on se sent empli d’un espoir et d’un enthousiasme qui vous font passer sur les maux de reins récoltés à la rencontre du sol. C’est ce qui se passe en ce moment, avec les derniers jours ensoleillés qui font oublier les gelées blanches de l’aube : on plante des bulbes en voyant déjà leurs couleurs de flamme couvrir le terrain. Mais je ne peux m’empêcher de penser à ces populations d’Afrique ou d’Asie qui vivotaient ascétiquement de leurs cultures vivrières et qu’on a dépossédées de leur terre, les condamnant à l’exil. Certes la guerre y est pour beaucoup, ravageant les champs sous des déluges de feu et chassant les gens comme des troupeaux. Pourtant il y a pire encore : savez-vous que les sociétés d’exploitation étrangères – oui, ces multinationales odieuses, anonymes et meurtrières, qui tirent profit de tout en balayant l’humain avec une sorte de cynisme joyeux – rachètent pour une bouchée de pain les terres cultivables des pays non encore émergents et expulsent les familles sur les chemins de la détresse, Pour faire quoi, grands dieux ? Etablir des monocultures à grande échelle (avec recours aux OGM naturellement) pour obtenir de nouveaux monopoles de distribution ou lancer des expériences d’oléagineux ( ?) utilisables pour l’automobile. Ou encore construire des complexes de vacances, avec hôtels de luxe six étoiles piscine sauna fitness safaris aux bêtes rares – où vous allez rêver d’aller, mes belins-belines, en oubliant l’histoire des lieux…

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 09:55

            Quand on sème ou qu’on plante pour les floraisons futures, on se sent empli d’un espoir et d’un enthousiasme qui vous font passer sur les maux de reins récoltés à la rencontre du sol. C’est ce qui se passe en ce moment, avec les derniers jours ensoleillés qui font oublier les gelées blanches de l’aube : on plante des bulbes en voyant déjà leurs couleurs de flamme couvrir le terrain. Mais je ne peux  m’empêcher de penser à ces populations d’Afrique ou d’Asie qui vivotaient ascétiquement de leurs cultures vivrières et qu’on a dépossédées de leur terre, les condamnant à l’exil. Certes la guerre y est pour beaucoup, ravageant les champs sous des déluges de feu et chassant les gens comme des troupeaux. Pourtant il y a pire encore : savez-vous que les sociétés d’exploitation étrangères – oui, ces multinationales odieuses, anonymes et meurtrières, qui tirent profit de tout en balayant l’humain avec une sorte de cynisme joyeux – rachètent pour une bouchée de pain les terres cultivables des pays non encore émergents et expulsent les familles sur les chemins de la détresse, Pour faire quoi, grands dieux ? Etablir des monocultures à grande échelle (avec recours aux OGM naturellement) pour obtenir de nouveaux monopoles de distribution ou lancer des expériences d’oléagineux ( ?) utilisables pour l’automobile. Ou encore construire des complexes de vacances, avec hôtels de luxe six étoiles piscine sauna fitness safaris aux bêtes rares – où vous allez rêver d’aller, mes belins-belines, en oubliant l’histoire des lieux…

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:40

         Il y a des dates qui résonnent dans le cours du temps. Tenez, prenez par exemple 1492. Christophe Colomb découvre l’Amérique (elle avait sans doute déjà été découverte par les Vikings, mais sans laisser de trace, donc c’est le Génois qui officiellement établit la communication entre les deux continents - et je ne mentionne ici que pour mémoire Amerigo Vespucci le frustré de la découverte) . Or on inculque cette information capitale aux enfants sans même leur laisser entendre que la même date marque l’expulsion des Arabes hors d’Espagne par la volonté d’Isabelle la Catholique, alors que depuis des siècles la coexistence était pacifique, fructueuse, épanouie dans l’art et le progrès : dès que l’étincelle religieuse est ranimée, le malheur et la ruine se répandent. Si les Arabes ne veulent pas se convertir au christianisme de la souveraine, ils doivent partir – d’où à la fois cet exode vers le Nord de l’Afrique et, pour les habitants restés sur place, ces curieuses conversions en sous main (les Séfarades et les Marannes se trouvant eux aussi atteints par l’édit royal). J’y ajoute avec satisfaction, à mon petit niveau qui n’a rien d’historique, que nous avons hier atteint le blog N°1492, ce dont je tenais à vous faire part, sans commentaire, mes belins-belines.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 09:21

         La triste constatation dont j’ai parlé hier, à savoir que nous étions gentiment roulés dans la farine avec le moindre, le plus innocent des produits de l’agro-alimentaire que nous consommions, m’amène à ruminer assez sinistrement aujourd’hui. Hé quoi ! Serions-nous donc inexorablement destinés à être trompés menés floués du simple fait que nous soyons obligés pour survivre d’avoir recours à des intermédiaires ? Je pense au temps où on allait chercher son lait à la chaudrette chez l’épicière qui l’avait directement acheté à la ferme, où la laitue avait la même provenance et le même peu de chemin à faire pour trouver nos assiettes, où les œufs ramassés au nid   avaient encore parfois une plume collée à la coquille, voire un peu de crotte, attestant qu’ils ne sortaient pas d’une batterie… Certes alors le profit de l’épicière était menu, mais si je me rappelle bien il lui suffisait pour vivre heureuse, et les produits de la ferme étaient sains et frais. Je me révulse à l’idée que les tomates puissent de nos jours pousser sans contact avec la terre, que les poules laissées à la lumière électrique 24h/24 et 7j/7 et gorgées de substances chimiques ou de nourritures innommables en arrivent, les malheureuses, à pondre deux œufs par jour…Le « Cultivons notre jardin » de Candide n’est certes plus de saison à l’époque de l’informatique à outrance et des excursions dans le cosmos, mais faut-il pour autant que nous soyons condamnés à laisser notre santé dans les combines et profits effrénés des systèmes monstrueux qui nous ravitaillent ?

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