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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 19:44

LA GUERRE ET LA MORT

 

                    La Mission du Commandant Lex est un de ces mauvais Westerns que les chaînes en anglais ressortent des vieux tiroirs sous prétexte de donner des éléments pour bien comprendre l'évolution du genre. Mal narré, déséquilibré, sans jamais le moindre suspense et se terminant sur la conclusion attendue la plus cucul la praline que j'aie jamais vue (et pourtant j'en ai vu!).... On ne s'attache même pas au sort du héros (un pauvre Gary Cooper) qui,  dégradé et exclu de la cavalerie pour lâcheté devant l'ennemi, devient en secret contre-espion chez les Sudistes qui le prennent pour un  Yankee vendu donc bienvenu dans leurs rangs. Ce que je retiens de cette piètre histoire,  c'est tout de même la condamnation pour lâcheté d'un commandant estimé : il a,  rapporte son capitaine félon,  refusé d'attaquer une troupe de Sudistes et a donné l'ordre de se replier (car, dit-il pour sa défense non acceptée, il n'avait qu'une poignée d'hommes avec lui et devant un bataillon important ce n'aurait pu être qu'une boucherie, or lui décidait toujours en fonction de la survie de ses soldats).Ce thème,  mal traité sans le moindre approfondissement, pourrait nous faire réfléchir douloureusement aux tactiques de notre temps où l'horreur toute pure s'abat en hécatombes, civils et militaires mêlés, en une frénésie de violence et de haine où la vie humaine non seulement ne compte pas mais est même considérée comme une fiction à négliger.

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 15:06

AD LIBITUM

                    On peut les prendre l'un après l'autre : il n'en est pas un ni pas une qui n'ait dans son dossier des reniements, des ruptures, des coups de tête, des gestes très personnels oubliant le parti, des raccommodement hypocrites, des mensonges, des sournoiseries secrètes ou découvertes ...Tous ils ont commis ce type de plastronnage politique, et ils voudraient au dernier moment apparaître  blancs comme neige,  toujours honnêtes, la vérité sur les lèvres et au fond du coeur. Il faudrait comparer de près leurs textes - la déclaration ultime de qualité exceptionnelle destinée à convaincre - pour voir comme ils sont fabriqués à partir d'un modèle unique où tous les poncifs et toutes les banalités se retrouvent : il ne faut pas faire de vagues (oublions celles déjà faites), il faut mettre en avant le bonheur du peuple et l'abnégation des candidats pour assurer ce bonheur. C'est vrai, ils sont tous prêts à se sacrifier  dans ces derniers propos qui veulent être des proclamations emballantes et qui sonnent d'avance comme un glas. Il n'y a qu'eux qui croient à ce qu'ils font semblant d'être, des symboles, des emblèmes, des guides, des prophètes : ceux à qui ils s'adressent connaissent leur vérité du dedans comme du dehors, ils les considèrent comme de pauvres fantoches souvent lamentables et savent bien que leur gesticulation n'aura jamais sur leur destin l'effet souhaitable dont ils pourraient rêver.

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5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 12:53

DERNIERS JOURS

 

                    La frénésie à la télé atteint des sommets,  les commentaires les supputations les regrets les enthousiasmes (bien modérés) se mélangent en un tissu de bavassin dont rien ne ressort. Les mêmes choses éculées se répètent,  chez les commentateurs incapables de varier leurs pronostics depuis des semaines, comme chez les présentateurs à qui manquent le souffle et la fantaisie pour corser un peu pareil menu de plats réchauffés. Cette agitation verbale n'est-elle pas bien inutile, puisqu'au fond de soi chacun sait bien, et peut-être depuis longtemps, pour qui il va voter ou pourquoi il va s'abstenir? Il y a des chances pour que les problèmes finissent par se poser comme on  l'a déjà vécu. Et les éclats de colère, les revendications,  les déclarations de guerre aux uns ou aux autres se calmeront, souvent dans la consternation voire le désespoir, qui ne peuvent que se pointer en fin  de tableau. Rares, à mon avis, seront ceux qui attendront la dernière minute, le dernier commentaire entendu, pour se décider à s'exprimer par le bulletin ou par le silence. Le risque d'abstention, qui croît à chaque élection quelle qu'elle soit, sera probablement étonnant : la possibilité de se faire entendre n'existe plus pour tous dans les formes qu'ont  prises les élections actuelles. Si la voix des sans voix pouvait se faire entendre, fût-ce par un billet blanc qui compterait, le panorama électoral aurait tout de suite repris des couleurs et du punch.

DERNIERS JOURS

 

                    La frénésie à la télé atteint des sommets,  les commentaires les supputations les regrets les enthousiasmes (bien modérés) se mélangent en un tissu de bavassin dont rien ne ressort. Les mêmes choses éculées se répètent,  chez les commentateurs incapables de varier leurs pronostics depuis des semaines, comme chez les présentateurs à qui manquent le souffle et la fantaisie pour corser un peu pareil menu de plats réchauffés. Cette agitation verbale n'est-elle pas bien inutile, puisqu'au fond de soi chacun sait bien, et peut-être depuis longtemps, pour qui il va voter ou pourquoi il va s'abstenir? Il y a des chances pour que les problèmes finissent par se poser comme on  l'a déjà vécu. Et les éclats de colère, les revendications,  les déclarations de guerre aux uns ou aux autres se calmeront, souvent dans la consternation voire le désespoir, qui ne peuvent que se pointer en fin  de tableau. Rares, à mon avis, seront ceux qui attendront la dernière minute, le dernier commentaire entendu, pour se décider à s'exprimer par le bulletin ou par le silence. Le risque d'abstention, qui croît à chaque élection quelle qu'elle soit, sera probablement étonnant : la possibilité de se faire entendre n'existe plus pour tous dans les formes qu'ont  prises les élections actuelles. Si la voix des sans voix pouvait se faire entendre, fût-ce par un billet blanc qui compterait, le panorama électoral aurait tout de suite repris des couleurs et du punch.

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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 11:15

LE MERCI DE LA REINE

 

                    Tous ces messages de fidélité et d'affection que j'ai reçus dernièrement m'ont été,  d'abord une joie pleine d'émotion, ensuite un en- couragement dont j'avais peu deviné la puissance. "Vous m'êtes essentielle ainsi qu'à tous vos belins et agneaux qui vous suivent et vous espèrent éternelle..."'  envoyé  du coeur depuis le Canada : c'est une cerise bienvenue sur un  gâteau déjà tout plein de témoignages plus bref et concentrés mais de même teneur chaleureuse.... Me voilà remise sur pieds,  réenfilée dans ma peau d'origine (la peau dont me revêt chaque incident d'inconscience ou d'aphasie est certes celle qui frappe le plus  -  c'est si voyant qu'on ne m'entende plus, pourrais-je dire ... - mais elle m'est étrangère et dès que je la quitte je l'oublie totalement). Il n'y a plus qu'à continuer ainsi, jusqu'au prochain incident (que les médecins prévoient imparable  sans pouvoir mettre une étiquette à mon  mal mystérieux) . Je reste dans mon statu quo, après beaucoup d'hésitations et de controverses souvent douloureuses. Ce que je connais comme quotidien plein de bonne humeur va bien durer quelque temps encore ... Retroussons nos manches,  ça facilite la défense.

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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 18:21

UNE BELLE ARNAQUE

 

                    Je viens de me faire arnaquer, et de belle manière. Un ami à qui je raconte l'histoire toute fraîche n'a pas l'air étonné du tout, il me donne même le détail technique par lequel l'opération a été réalisée. Je ne sais si tout le monde est au courant : je raconte les faits dans l'espoir que seront évitées de nouvelles innocentes victimes. On m'appelle au téléphone : "SFR va procéder au contrôle de la qualité de votre ligne, faites le numéro que je vous dicte " (j'obéis, sans remarquer, tête de linotte, que le début par 00 indique l'international.)"Le contrôle va prendre quelques minutes". Six, huit, dix minutes : je raccroche. La voix me retrouve  sévère : "'Il ne faut pas couper, Madame, il faut garder ce numéro pendant tout le contrôle, vous avez  raccroché, il faut tout reprendre, je vous redonne un autre numéro et gardez-le". Le nouveau numéro commence aussi par 00 . Parfait, on remet ça .Le numéro ne se manifeste en vie que par une vague petite musique. Là encore la patience me fait défaut, je raccroche. La voix me fonce dessus : "Madame, pourquoi entravez-vous le contrôle de votre ligne? Je vous redonne un nouveau numéro, faites-le et gardez-le sans jamais raccrocher". Avec ce troisième numéro la durée s'éternise; je tente quelques interruptions vocales sans écho, puis je raccroche. Nouvelle furie : "Madame, vous n'êtes pas raisonnable. Pourquoi raccrochez-vous? on vous avait dit au contraire..."Je prends le temps de dire que je n'ambitionne pas de passer ma vie au téléphone pour rien, je coupe court aux éclats de voix de la dame. C'est après qu'on m'explique que sur mon compte (puisque c'est moi qui ai fait ces appels) les numéros lointains et inconnus ont' permis de longues conversations par le détournement de ma ligne. Il y a des artistes, des funambules, des acrobates partout : n'écoutez pas si on vous propose la vérification de la qualité de votre ligne.

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 14:50

POLARS, POLARS

 

                    J'ai une soif sans limite de romans policiers, et je souffre depuis des mois de ne rien trouver pour me désaltérer. Ce n'est pas faute de me fier (là j'ai sans doute tort) aux commentaires glanés ici ou là sur les dernières parutions (ou les LdP et assimilés, si sympathiques pour la bourse et en même temps ayant vaillamment su essuyer les plâtres dans leur existence antérieure). Les gros romans américains dont je me gave ont presque tous à l'arrière-plan de leur récit familial un incident secret, une trahison voire un meurtre qui n'affleure qu'après de longues années et souvent sans amener le coupable à payer pour sa faute : l'accent n'est pas mis sur le côté haletant que j'aime dans les polars (qui? mais qui,  bon sang,  a tué?) lorsqu'il s'agit de suivre pas à pas une enquête sur les milieux, les gens, les circonstances qui cerne de plus en plus près la solution (moyennant une ou deux erreurs de pistes qui suscitent un regain d'intérêt). A la lecture comme au cinéma, l'hémoglobine déversée à seau, les fusillades à la mexicaine ou les poursuites de bagnoles défiant toute réalité me semblent bien accessoires : c'est le déroulement mental du déchiffreur de données policières compliquées qui fascine (ou doit fasciner) : c'est pourquoi je me plains parfois de ne pas me retrouver aux côtés de l'enquêteur pour travailler avec lui des cellules grises, avec un flair spécifique qu'on ne se prive pas de lui envier mais qui relève d'une misanthropie sans remède. Ce qui n'a rien pour me déplaire!

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27 mars 2022 7 27 /03 /mars /2022 16:31

                                              

 IN FINE

 

                    A partir du moment où l'accord se fait sur le diagnostic  à porter sur mon étrange  comportement en face de la conscience (celle qu'on peut perdre ou retrouver, pas la conscience morale évidemment), le recours sauveur (pour les uns) ou la menace vitale (pour l'autre partie)  - concrétisés en cette magique utilisation de l'alarme immédiate si facile à faire fonctionner -  n'ont  plus de raison d'être brandis. Que la résidence vous propose ou non une chance de verticalité (avancée touchante dans la recherche de l'assistance la plus sûre) ne compte plus si votre mal défie toute prévision. L'alarme combinée pour assistance immédiate n'aurait rien  d'efficace sur une crise de foie ou un  début de grippe. La conclusion s'impose alors - à mes yeux, indiscutable malgré ce désir désespéré  de trouver une solution pour préserver la vie de la mère- : aucun lieu ne peut garantir le fonctionnement de l'assistance miraculeuse en cas de pathologie absolument impossible à prévoir. J'ai recueilli plusieurs assentiments précieux reconnaissant que, sans symptômes qui puissent trahir sa venue, le mal ne peut être évité ou contré, d'où l'inutilité d'une modification des paramètres. Le statu quo doit être maintenu, avec ses risques et ses dangers et avec les cinq chats : il reste à persuader les enfants que leur angoisse permanente a bien été perçue dans toute son intolérable intensité, sans qu'il ait pu y avoir de remède miracle sur un chantier de plaies et de bosses ... et sans qu'on puisse me soupçonner d'avoir préféré mes chats à mes enfants!

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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 22:47

 

 

                    Une amie chère - tout juste un demi-printemps de plus que moi -  tombe à chaque instant, perte d'équilibre et manque de stabilité. Fractures du poignet, d'une épaule ou d'une autre, du coude, même fêlure du genou : le secours par le biais de la téléassistance est la grande solution, puisqu'on accourt, on soigne, on hospitalise si besoin, il n'y a rien de plus efficace. Je  comprends que pour parer à ces chutes et aux blessures dues à ces chutes on puisse affirmer qu'à pareil grand âge le passage d'un  grand appartement difficile à gérer au format réduit d'une résidence haut-de-gamme  soit la seule éventualité efficace. La télé assistance en effet, si on  la prépare intelligemment, remplace une présence dans la pièce à côté capable d'intervenir sans délai (j'en ai déjà bénéficié à deux reprises) . La différence en matière de remède avec mon cas - oui, le gros hic  - est que lorsque se produisent ces petits incidents sans nom (même l'ait de juin n'était pas vraiment ça) qu'on peut baptiser catalepsie, perte subite de conscience, voire coma bref (et là c'est ma nomenclature personnelle pour tâcher de rendre cette mystérieuse pathologie perceptible aux étrangers), oui,  dès qu'ils me tombent dessus brutalement je n'ai aucun moyen de réagir. Il y a rupture de quelque chose - un fil dans mon fonctionnement électrique, une fibre cérébrale, ou  une molécule  qui explose ou meurt soudain - sans le moindre avertissement (comme on peut l'avoir pour une crise cardiaque  dans les quelques minute avant qu'elle se déclare). Je suis en train de lire - brutalement tout cesse : le noir partout sans doute, mais je ne suis même pas en état de le percevoir. C'est le néant absolu, je n'existe plus, et donc je peux aussi bien m'affaler par terre que m'effondrer sur un fauteuil : je ne saurai cela que si je reprends conscience, et c'est souvent au SAMU (cette fois-ci après près de trois jours de coma, au cours duquel j'ai marché mangé dormi - je suis même tombée du lit en pleine nuit sans le savoir) - tout cela en mobilité physique évidente mais extinction totale du cerveau (pourtant je le retrouve, au point d'écouter avec ravissement ce que j'ai fait en zombie - et ensuite je peux reprendre le cours de mes pensées là où elle s'étaient éteintes...comme si on rallumait le décor, les sons, l'air et le vent...

 

 

 

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24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 18:44

CREUSONS TOUJOURS

 

                        Et tant pis si cela gêne que je continue sur le même chapitre : je vous assure que le Covid-19 et ses déguisements dangereux n'ont pour l'instant aucune place dans mes pensées, et que ce qui se passe en Ukraine ne fait que renforcer une désolation personnelle que j'essaie de dissimuler sous la sagesse. Je suis arrivée au bout du bout, j'ai donné tout ce que je pouvais donner. J'ai eu  une vie qui m'a parfaitement convenu, riche et intéressante selon mes critères et qui m'a  permis de ne pas m'intéresser qu'à moi. Je l'aurais sans doute souhaitée davantage exposée au succès (à la résonance, dirait mon ami Chevillard),car mon oeuvre le méritait - mais il y a longtemps que je suis en pleine possession de la sérénité. Le bout c'est le bout, oui. Je n'attends plus rien, je ne rêve plus de rien, je prends chaque jour comme il se présente, de plus en  plus souvent avec ennui (qu'est-ce que je fais encore ici, sans mission, sans importance sociale, l'ombre de ce que j'ai pu être, avec l'impression dérangeante que je suis gâtée privilégiée entourée soutenue sans avoir rien à offrir en échange?). Un  sportif parlerait de prolongations - c'est que le match se traîne, a tort de traîner, trop c'est trop. J'ai la chance sans borne de ne pas être détruite inexorablement par une des ces horribles maladies auxquelles il faut d'interminables mois pour vous ronger jusqu'à ne plus rien laisser de votre personnalité et de votre existence : alors laissons les choses se produire comme elles se produiront. Vouloir prévenir ou aménager les circonstances à venir risque de gâcher ce qui doit se produire, et qui devrait être tout simple.et sans douleur.

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24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 17:24

SUGGESTION A CREUSER

 

                    Manifestement à creuser, la suggestion que le prochain incident (catalepsie, chute, perte de conscience e tutte quante  ) puisse avoir l'honneur de rester le dernier ! De deux choses l'une : SOIT, par terre ou groggy et même avec une jambe cassée, je peux encore utiliser ma fidèle télé assistance pour appeler à l'aide ; l'arrangement par téléphone, certes un peu compliqué, permet quand même une solution déjà utilisée (contact avec Jean, puis avec Dijon et directement le SAMU , terminus obligé de chaque aventure) ; SOIT, sur choc plus grave, je perds totalement conscience - auquel cas, sans barguigner puisque on peut admettre que pour moi la fin prévue pour tous et chacun sera cette occasion-là , l'occasion à saisir aux cheveux, oui, puisqu'elle sera la dernière des fois pour toutes, alors il faudra la saisir aux cheveux et me laisser là où ma conscience se sera évaporée.  C'est de plus en plus difficile de me rappeler à la vie : c'est donc bien  que le bout du rouleau sera là, en terminus que je trouverai parfaitement radieux. Car ce sera chez moi, dans mon  jardin peut-être si l'on est en été, en pleine cueillette des mirabelles, mes cinq chats près de moi suivant cette opération inédite. Et le poids insupportable d'une quasi agonie prolongée en trois pièces, attachée à cette nouvelle téléassistance immédiate dont la fonction serait que chaque incident ne fût pas le dernier, perdrait toute nocivité. J'aime la vie, certes, mais MA vie, ma vie à moi et non celle qui serait taillée sur un patron non à mes mesures.

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