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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 17:30

LE RYTHME  DES  BLOGS

 

          "Mais dis donc,  m'apostrophe un ami devenu un fan de mon Blog et qui tous les matins se hâte de prendre ma température via Internet, tu te mets à galoper ces temps-ci? On avait l'habitude d'un rythme parfois capricieux, on n'était pas garanti de te trouver pile au rendez-vous (même si tu rectifiais une livraison manquée par son remplacement le dimanche, car le compte y était toujours) et voilà que tu joues les Père Noël en distribuant tes papiers à la louche, comme dirait Pierre Dac, jusqu'à deux par jour et sans prendre le temps de souffler... Y a-t-il une raison à cela? Je serais curieux de connaître le pourquoi de cette effervescence brutale. " A question honnête, il convient de donner réponse honnête. Or je n'avais pas pris conscience que je m'étais mise à galoper; je croyais continuer mon petit bonhomme de chemin en m'appliquant à varier les sujets de mes interventions. J'ai donc réfléchi un tantinet, et j'ai vu que depuis ce que je persiste à appeler la rentrée ('déformation professionnelle du 1er octobre du primaire puis des octobre universitaires se succédant pour rythmer une existence), depuis la fin de septembre, j'ai eu ma parenthèse de déboires de santé, ce dont mes rythmes de production à la chaîne se sont nettement ressentis. Est-ce l'impression confuse que j'ai eu des manques et donc qu'il me fallait arranger les choses? C'est vrai que j'ai usiné, cette quinzaine... Mais n'est-ce pas tout simplement que je garde les yeux fixés sur le changement des centaines ? Et alors là, il n'y a plus qu'à retrousser les manches pour aller au charbon.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE RYTHME  DES  BLOGS

 

          "Mais dis donc,  m'apostrophe un ami devenu un fan de mon Blog et qui tous les matins se hâte de prendre ma température via Internet, tu te mets à galoper ces temps-ci? On avait l'habitude d'un rythme parfois capricieux, on n'était pas garanti de te trouver pile au rendez-vous (même si tu rectifiais une livraison manquée par son remplacement le dimanche, car le compte y était toujours) et voilà que tu joues les Père Noël en distribuant tes papiers à la louche, comme dirait Pierre Dac, jusqu'à deux par jour et sans prendre le temps de souffler... Y a-t-il une raison à cela? Je serais curieux de connaître le pourquoi de cette effervescence brutale. " A question honnête, il convient de donner réponse honnête. Or je n'avais pas pris conscience que je m'étais mise à galoper; je croyais continuer mon petit bonhomme de chemin en m'appliquant à varier les sujets de mes interventions. J'ai donc réfléchi un tantinet, et j'ai vu que depuis ce que je persiste à appeler la rentrée ('déformation professionnelle du 1er octobre du primaire puis des octobre universitaires se succédant pour rythmer une existence), depuis la fin de septembre, j'ai eu ma parenthèse de déboires de santé, ce dont mes rythmes de production à la chaîne se sont nettement ressentis. Est-ce l'impression confuse que j'ai eu des manques et donc qu'il me fallait arranger

les choses? C'est vrai que j'ai usiné, cette quinzaine... Mais n'est-ce pas tout simplement que je garde les yeux fixés sur le changement des centaines ? Et alors là, il n'y a plus qu'à retrousser les manches pour aller au charbon.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 11:55

LA VACCINATION EN MARCHE

 

          J'aime entendre la fierté qui colore la voix des responsables de la vaccination dans le pays, une fois comptés les vaccinés depuis le départ de la campagne de vaccination : cent soixante-dix, je crois, aux dernières nouvelles. Et ça n'est qu'un début, affirment-ils avec enthousiasme : on va y faire passer les plus fragiles, les gens des Opad, on en aura bientôt trois ou quatre cents, on pourra passer à la vaccination des personnels vaccinants. Oh! ne croyez pas que tout cela n'est pas prévu dans les moindres détails : la seule chose, c'est que la logistique est si peu et si mal organisée qu'à presque tous les niveaux de livraison ou de distribution il y a quelque chose qui coince. Là les soignants sont prêts, avec le vaccin qui se réchauffe en dehors de ses refroidisseurs de luxe; et personne ne vient. Ici  les volontaires font la queue aux points médicaux signalés, mais ce sont soit les vaccinateurs soit les vaccins qui font défaut. C'est que c'est compliqué de régler tout ça,  il faudrait des logisticiens compétents et nous n'avons aux commandes que des bavards compétents en amateurisme, plutôt bornés et désireux de ne pas faire de vagues. L'exhibitionnisme des ministres sans chemise, en plein dévouement, se livrant à la vaccine n'a rien de tentant pour le public. Il faudrait nous rendre les rondeurs et les grasses épaules de Divine  Bachelot qui s'exposait si admirablement aux regards au moment de la grippe aviaire, je crois : qu'on nous la remontre,; et les foules vont se précipiter pour faire comme elle. Il y a des trucs et remèdes si simples et si peu coûteux, il suffirait d'y penser.

 

 

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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 13:13

L'HEBERGEMENT D'INSECTES

 

          Je ne vois pas souvent Marie-Louise, qui reste cachée dans ses recoins préférés, au risque pour moi de la découvrir nichée dans mes lainages, mais ce sont là les risques du métier d'hébergeur d'araignées. Quand nous nous rencontrons, c'est un véritable face à face ; je devine que ses yeux sont sinon vraiment hostiles par principe, du moins sur la défensive, fixés sur moi depuis leur immobilité plaquée contre les boiseries, laquelle immobilité est impressionnante avec sa couronne de pattes à moitié pliées et sa propension à fuir comme un éclair au moindre petit mouvement que je tenterais. Clémentine est beaucoup plus familière : question d'espèce, bien sûr. Une punaise des bois n'aime pas tellement se cacher. Je la vois se promener dans les voilages de mes grandes vitres, elle prend même souvent son vol dans l'espace du salon, atterrit dans les azalées par lesquelles sans doute elle a été introduite chez moi, s'active lorsque les lampes sont allumées et me joue même le Vol du Bourdon avec toute la lourdeur requise par sa carrure imposante (savez-vous que sous sa carapace verte elle sort pour voler deux minces petites ailes noires qu'elle replie soigneusement dès qu'elle a pris contact avec quelque chose de ferme?). Elle ne doute de rien : elle est même venue hier frôler ma joue et mes cheveux (ce n'est pas que j'aime, mais il faut toujours être poli avec ses visiteurs). Vous me direz qu'à ma place vous feriez venir ces bestioles sur un papier que vous transporteriez avec précaution au dehors : à la belle saison, certes, mais ma maison est en hiver un refuge d'où elles souffriraient d'être extraites, alors attendons le printemps pour leur laisser le choix d'un domicile.   

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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 13:04

EFFET DE LA PUB TELEVISEE

 

          On ne peut guère m'accuser de gober les pubs de la télé, non seulement en tant que vantant des produits que je n'achète jamais,  par principe (ce en quoi j'ai peut-être tort, tant pis), mais encore en fonction de l'ingéniosité du scénario d'une minute qui les sous-tend : je me laisserais tenter en fin de compte par un produit présenté avec esprit ou élégance (c'est rare, mes belins-belines). La pub pour la Clio, il y a déjà des années, était intelligente, variée, accompagnée d'une musique adéquate (par exemple la bande de Laurence d'Arabie pour souligner avec l'accent le dédain du cheick arabe refusant à son grand fils la Clio souhaitée parce que "pas assez chère, mon fils" : il y a par-ci par-là, dans une multitude de propositions pour public débile avale-tout, quelques rares gemmes, telle la superbe série d'images de la Banque populaire pour illustrer l'effort collectif - il y a hélas bien longtemps - ou encore, dépassée elle aussi, la remarquable construction signée Vivendi d'une arche monumentale à l'aide d'innombrables humains accrochés joyeusement les uns aux autres. Ces réussites, je  les apprécie et les recherche sans devenir membre ni adepte, pas même cliente. Mais, le croirez-vous? je suis une fidèle du LabelRouge à tous les niveaux et sur tous les terrains. Il est vrai que c'est une garantie réputée objective (?)  qui ne relève pas de la pub...

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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 11:31

PROMENADE DANS L'ESPACE

 

          Bien résolue, sur l'extrême tard, à ne pas mourir idiote, j'ai délibérément sélectionné Alien hier soir. J'ai du mal à vous décrire ma réaction. Les images se sont succédé de manière mécanique,  des dizaines de vues de machines invraisemblables, d'un gigantisme absolu et apparemment sans logique : la place que se réservent les occupants de cet étrange engin (trop compliqué de ligne pour être crédible : ces structures empilées les unes à côté des autres semblent défier toute logique et seulement s'inspirer des constructions de Druillet) pour recevoir les messages de leur commandement, dimensions et confort, étonne autant que ce labyrinthe de couloirs, portes hermétiques, embranchements, relations curieuses de l'un à l'autre. Le huitième passager naît à bord, d'une étrange chose vivante rapportée d'une expédition dans les presque ténèbres qui règnent partout en dehors (à l'intérieur du vaisseau,  la lumière est aveuglante, prodiguée comme,  je pense, l'eau et les vivres puisqu'on voit les astronautes aimablement prendre le petit déjeuner, avant les grandes luttes catastrophes avec l'être monstrueux jailli d'une incision pratiquée dans une forme et une substance inconnues (vous imaginez les jeux de cache-cache dans les innombrables recoins de la charpente, avec jets d'acide muriatique et contacts meurtriers qui font disparaître purement et simplement,  parfois laissant une peau informe non reconnaissable - il y a là un gros chat dont on ne sait quel parti il prend : joue-t-il ou se bat-il avec la bête? Qu'importe, puisqu'il disparaîtra avec sa maîtresse, l'obstinée commandant de bord,  seule survivante en fin de compte? L'ordre suprême ayant été de rapporter l'être inconnu coûte que coûte a précisément coûté la vie à l'équipage et au vaisseau spatial qui explose.……Je me demande encore pour qui pareil scénario a pu être conçu et pareille réalisation effectuée à grands coups de millions de dollars.

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 18:49

LE LECTEUR   SEUL  Â BORD 

 

          Pareille structure, aussi inattendue  (et d'ailleurs peut-être peu faite pour offrir au lecteur un déchiffrage facile dès le démarrage), entraîne pour ce même lecteur une "perspective inédite", en particulier dès qu'il est question de chercher un titre pour l'ensemble : on m'a fait cette remarque subtile, en qualifiant cette démarche de "négation de logique parfaitement satisfaisante" - vous m'imaginez toute gonflée du bréchet de voir qu'on avait magistralement perçu sur quel postulat fonctionnait le déroulement du récit et comment se maintenait l'ensemble en équilibre.... Car pour un auteur il n'est rien de plus précieux que de découvrir qu'en dehors de lui ont été perçues ses intentions les plus secrètes ou, tout aussi bien, les arrangements les plus indépendants de sa volonté qui ont soudain pu naître de ses mots et de ses phrases.  Et j'ai aimé que le même critique insiste sur le rôle de la Lettre à Jacques Bofford  dans l'économie du roman : d'abord comme apport substantiel et significatif à la matière romanesque, ensuite comme résumé de mes conceptions littéraires au regard du lecteur, enfin sur le plan sociétal en illustration des procédés facilement employés dès que, quel que soit le niveau de décision, une décision doit être prise dans les milieux éditoriaux.  "L'inclusion de cette lettre, dit-il, est tout à fait révélatrice : il aurait été bien dommage qu'elle restât cachée". Pensez si je jubile!

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 15:56

UNE ANALYSE REMARQUABLE

 

          J'ai bien entendu plein la tête de ces petites phrases par lesquelles les uns ou les autres m'ont exprimé leur appréciation du roman. Qu'on me dise par exemple que "la conception d'ensemble était d'une frappante originalité, puisqu'il s'agissait d'écrire sur l'écriture d'un livre alors que le sujet du livre était le livre en train d'être écrit" me comble de plaisir : non qu'il m'apprenne quelque chose puisque c'est ce que j'ai tenté de faire et que je l'ai réussi, mais à cause d'une formulation qui se révèle d'une étincelante exactitude. Car il est vrai qu'on réalise parfois un roman dans le roman en structure abyssale, comme Pirandello réalisait presque tout son théâtre dans le théâtre; mais si délicate à pratiquer qu'en soit la mise sur pied elle est facilement concevable, tandis que Laure apparaît comme une sorte de négation de l'écriture avant que l'écriture n'éclate comme l'obsession essentielle, tout  en tâtonnant pour se trouver un sujet. La construction d'un récit sans autre existence que ses incertitudes initiales est le premier problème de l'écrire, en ce cas particulier : une autre difficulté aussi redoutable sera l"accrochage de la pulpe du narré à cette armature flottante, puisque la matière tenant lieu de substance romanesque ne dépend pas d'un enchaînement d'événements qui constituerait un fil rouge, mais se récolte au fil du hasard de la mémoire, par pièces et morceaux triés et sélectionnés auxquels on assigne une place, presque comme si c'était au fur et à mesure des besoins.

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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 17:28

L'APRES   LECTURE

 

          Les commentaires sur Laure à l'OEuvre se font tirer l'oreille. Plusieurs - que je chérissais d'avance - m'avaient été prodigués au téléphone, dans l'enthousiasme d'une découverte frappante, avec des termes et un élan dont la transcription en noir et blanc s'annonçait prochaine, toute pleine de ces frémissements d'estime qui constituent pour moi la plus profonde et la plus délicate des joies à recevoir. Je ne peux supposer que ce furent de belles promesses à l'étourdie, et que je ne pourrai jamais lire dans le ravissement les superbes phrases que j'ai entendues, à la sincérité desquelles j'ai cru sans en douter une seconde et qui m'ont bouleversée Donc j'attends... Je ne veux bousculer ni harceler personne de ces juges si visiblement enflammés, mais avec le temps qui file je me sens par moments le coeur un peu gros. On m'a si bien parlé de "ce que ce monument allait être", tel qu'on l'a pesé soupesé jaugé presque jugé dès le premier contact, dès les premiers feuilletages. J'ai aimé aussi qu'on m'offre les commentaires à la chaîne, au fur et à mesure de la lecture qui s'est faite lente, régulière, absorbante, illuminée. précieuse et raffinée comme un chat devant une soucoupe de lait tiède....J'ai bien récolté quelques trésors, naturellement : je vous en ferai peut-être profiter tant je me sens de bonté d'âme en ce début d'année.

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 17:28

A L'AUBE DE L'ANNEE

 

          Confinement renouvelé, couvre-feu avancé '(autant dire les menottes, oui les mains liées, impossible de rien faire), campagne de vaccination (certes avec le désir louable de rattraper l'Allemagne, mais avec nos quelques villes-fanfares montées en épingle, quelle rigolade au niveau du monde!) : on plonge peu à peu dans un anéantissement collectif où certains artisans se sont déjà mis le revolver sur la tempe. Ce qui n'empêche pas ici ou là des explosions de rave, sauvages et nuisibles, pour souligner qu'on est en fête. Ridicules et vicieusement nocives, cousines des réjouissances vénitiennes au temps du choléra.... Cela prouve que nous ne sortons pas de l'impuissance la plus stupidement réglementée qui soit. Et pourquoi avoir laissé se produire, sur quinze jours démolissant l'effet des efforts premiers, les mouvements de foule pour octroyer un semblant de liberté? On sait comment cela va finir, avant la fin du mois - mais pourquoi sans arrêt détruire par des relâchements mal calculés les résultats effectivement positifs? La perspective de la nouvelle année est aussi sombre qu'au début d'une année de guerre : peur du danger, peur des carences diverses, privation des spectacles; rétrécissement du moi dans un contexte d'alerte permanente... Quels voeux émettre, comment les formuler? Où a disparu cette saine atmosphère joyeuse malgré tout qui,  d'autres années, rapprochait la population pendant la trêve des confiseurs? Les amateurs de chocolats et de papillotes de la fin 2020 ont peut-être tendance à se cacher : on ne peut pas dire que ces friandises traditionnelles sonnent juste au milieu des évolutions menaçantes du virus, mais est-ce bien vrai?

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 17:22

LE 30 DU MOIS

         

          Fin du mois, fin  de l'année. Mauvaise denrée  qu'elle fut, amorcée dans les séquelles des remous civils, empoisonnée par le virus, bloquée par les règlements (flottants, contradictoires, sans cesse remaniés, mais bloquants tout de même). Nul n'a pu faire quelque chose dans ces douze mois, rien d'utile, rien de commercial, rien d'intellectuel, rien de scolaire, rien d'artistique. Nous nous trouvons parqués, les mains liées, les envies étouffées à force d'interdictions, les initiatives coupées, les volontés disparues. Nous ne pouvons nous raccrocher à rien : les consignes se limitent au concret, les discours s'entrecroisent dans la confusion, l'inintelligibilité et l'inopérance sont les grandes caractéristiques du lyrisme, l'agitation ne fait que croître et embellir en se diversifiant . Malgré soi, on se bonzaïse, on se racornit, on sèche sur pied. A quoi bon tenter de déployer ses ailes  alors qu'on se sent comme encagé? Oui, on arrive à la fin  d'une longue période de chagrin, et ces douze mois y occupent bien leur place. Allons, tâchons quand même de chercher à nous ragaillardir quelque peu si nous voulons pouvoir souhaiter alentour que l'année soit meilleure et moins douloureuse.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

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