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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 10:39

Oui, allons bon! Voilà qu'à relire mes élucubrations d'hier je m'aperçois qu'on m'en a coupé la moitié.  J'aurais dû tenir compte de ce qu'on m'avait dit : attention au format! Première mesure : passer du corps 12 au corps 10, ça ne peut pas faire mal. Ensuite : mettre un frein à mes envolées lyriques, les limiter aux régulations administratives de Over-Blog. Ce sera sans doute plus difficile, car une fois lancée j'ai du mal à freiner, justement. Mais un homme averti en valant deux, vous voyez ce que je peux valoir dorénavant. Sera-ce alors le vrai démarrage des démarrages? Je le souhaiterais, certes, mais je me méfie de tous ces agencements sournois de l'électronique qui s'accomplissent dans les coulisses et dissimulent leur responsabilité destructrice derrière des prétextes d'erreurs de clavier causées par moi. Vous devez tous avoir connu ça à vos débuts, même si maintenant vous êtes tellement rodés que vous ne voulez plus vous en souvenir. On va faire avec, moi surtout! Vous, croisez les doigts pour que ça marc he et convoquez la patience à votre chevet.
Ce qui m'ennuie le plus, dans ces démarrages poussifs toujours interrompus, c'est que je vais répéter des choses dont vous n'aviez peut-être déjà que faire à la première lecture. Tant pis, vous devez être si peu à suivre ces confidences! Pensez au contraire aux foules qui attendent de moi la manne qui va leur permettre de survivre jusqu'à demain. Ne soyez pas égoïstes, passez par-dessus mes redites : il y aura bien un moment où vous trouverez quelque chose d'encore inédit à vous mettre sous la dent.
Je parlais hier surtout de l'inconvénient qu'avaient par deux fois connu mes publications, lesquelles, prévues pour sortir en série (Les Mains nues, Les Mains libres) se sont vu interrompre par l'insertion d'un roman autonome sans aucun rapport avec elles. Gros flottement pour les lec teurs fidèles de la série, désappointés de ne pas trouver la suite qu'ils attendaient. Cela a joué pour "Le Grain du Chanvre", que la parution de "Clair de Nuit" a repoussé d'un  an (et cela, même si "Clair de Nuit" passait chez le Pivot de la grande époque, à Apostrophes, en 84), et derechef cela a joué pour "La Brise en Poupe", suite attendue de "Vent debout" chez Bourin et que la publication "en urgence" (c'est toujours agréable à entendre pour un auteur quand c'est son éditeur qui lui annonce la chose)  de "La Maison sans Volets" a également repoussée d'un an. Je dois dire d'ailleurs que les vrais mordus de l'une ou l'autre histoire n'ont pas été longtemps détournés de leur lecture favorite : ils ont allègrement retrouvé la succession des tomes en gagnant au passage un titre inattendu; aucun ne s'est plaint, à moi en tout cas.

Bon, mes belins-belines, je vois s'approcher dansgereusement le terminus de mes propos. A demain donc, et toutes mes amitiés au minet si y a personne chez vous.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 09:01
J'ai été interrompue hier, alors que je me sentais si bien partie à vous parler de moi, de mes livres, de mes personnages, de mes projets, par une de ces mystérieuses interventions de la machine qui me réclamait à cor et à cri de "supprimer mon filtre" : avec la meilleure volonté du monde, impossible d'obtempérer. Où se trouve ce filtre? qu'est-ce qu'il fait chez moi? quel pouvoir ai-je sur lui? Niet sur toute la ligne. J'ai refait mon texte trois fois, jamais sûre de rien,puis j'en ai conclu - à tort sans doute, j'y repense à présent - que j'avais écrit trop gros et trop long. D'où ultime interruption    sans même, je crois bien, mes politesses habituelles. Je reprends donc de zéro  aujourd'hui, c'est maintenant que ça démarre.
Je suis donc écrivain, et mes premiers titres semblent signaler mon allégeance à la Bourgogne, donc au régionalisme. C'est pourquoi je cite ici, avec révérence et affection,la plus belle précision qui puisse être donnée sur mes appartenances littéraires par Jacques Lacarrière : "Jamais comme en ces deux livres (c'est-à-dire    "Les Noeuds d'Argile" et "Le Grain du Chanvre", sa suite - c'est moi qui explique) une région n'a autant nourri une inspiration d'essence aussi peu régionaliste" - il dit cela dans la préface au tome 2 de ma saga bourguignonne. J'aime bien, dès l'abord, me situer : qu'on ne me confonde pas avec les auteurs célébrant leur clocher ou les grands hommes de leur paroisse! Et cela, même si j'aime passionnément parler de ma région : croyez-le, il n'y a pas incompatibilité entre les deux situations.
Mes premiers romans sont tout de suite passés du rang obscur et timide de la première édition (celle d'Alain Schrotter, un éditeur courageux qui ne faisait pas le poids pour l'édition de romans,  malgré un flair infaillible) à la réédition chez Mazarine-Fayard, en 1985, et les belles préfaces de Jacques Lacarrière leur ajoutaient un prix inestimable (pas rien qu'à mes yeux,je le précise). En 82 d'ailleurs, à la sortie du tout premier, le Prix Roland-Dorgelès alors à son zenith (il est tombé en déshérence)  avait entraîné des articles  remarqués dans "Le Monde", "Le Figaro", "Europe", "L'Express" et une grosse partie de la presse régionale, même en dehors de la région Bourgogne. Le 3ème tome          de cette trilogie "Les Mains nues", càd "Le Livre de Juste", publié également chez Mazarine-Fayard en 86, permit à l'ensemble des trois volumes d'obtenir le Prix Bourgogne 1986. Dans l'intervalle, Fayard avait fait paraître "Clair de Nuit", un roman tout à fait autonome qui "passa chez Pivot", du temps d'APOSTROPHES , dès sa publication. Je ne pense pas que le fait d'insérer une publication sans rapport avec une série romanesque en cours de parution (aucun rapport dans les thèmes, les personnages, l'époque, la facture, le ton) soit une bonne chose : beaucoup de lecteurs passionnés par "les Noeuds d'Argile" se sont précipités sur "Clair de Nuit" en le prenant pour la suite, et se sont trouvés très déçus parce que ce roman-là traitait de tout autre chose. A la sortie de cette suite, ils ne se sont pas tous trouvés remobilisés, et beaucoup ont cru que "les Noeuds d'Argile" ne se continuaient nulle part... La même chose m'est arrivée chez François Bourin, qui a décidé de publier en urgence en 1992 (mais cette précipitation ne peut que charmer un écrivain, comment la reprocher à un éditeur?) "La Maison sans Volets", qui est un roman à suspens tout à fait autonome, entre le premier et le second volumes de ma deuxième saga, "Les Mains libres" - à savoir, "Vent debout" en 1991 puis "La Brise en Poupe" en 93. Là encore, les lecteurs peuvent se trouver désarçonnés de la disparition des personnages au destin duquel ils se sont attachés; comment leur faire savoir qu'ils trouveront la suite de ce destin par-delà le livre qu'on leur brandit comme si la saga avait déjà atteint son terme?
Il y a fort à dire sur ce chapitre. Je reprendrai demain. J'espère ainsi vous entretenir de ces romans déjà anciens qui sont toujours lus dans les BM avant de passer à la suite de mes publications. Si vous avez des questions à me poser, ne vous retenez pas, je vous en prie! Je répondrai ou tâcherai de répondre sur tous vos sujets, écriture, thèmes, problèmes d'édition etc. Je ne souhaite qu'une chose, c'est établir les meilleurs contacts avec vous tous. Et naturellement je salue amicalement votre chat "si y a personne chez vous". A demain.
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 18:28

Une nouveauté : j'ai écrit un article, au moment de l'éditer il disparaît, on ne me connait plus, il faut que je redonne patte blanche, et avec tout ça je ne suis pas sûre que mon message va pouvoir être transmis. Croisons les doigts, croisez-les avec moi...

J'avais pourtant commencé sérieusement. Si par hasard l'enregistrement de cet article a été réalisé, ne tenez pas compte, please, de mes redites. J'avais tellement l'intention de faire les choses comme il faut! Donc, on recommence.
Je suis écrivain, j'ai toujours écrit, je publie chez des éditeurs parisiens depuis près de trente ans. Vous voyez donc que j'ai de la bouteille, mais comme je suis née à Mercurey, on va partir du principe que ce ne peut qu'être une bonne bouteille et qu'elle m'a souvent inspirée. Mon premier roman a eu pas mal de retentissement, c'était "Les Noeuds d'Argile" et bien que publié par un éditeur courageux que personne ne connaissait, Alain Schrotter, il a eu le prix Roland-Dorgelès en 1982. Fayard en a tout de suite entrepris la réédition, et toute la trilogie bourguignonne a suivi chez Mazarine-Fayard (avec "Le Grain du Chanvre ou l'Histoire de Jeanne" en 85, avec une superbe préface de Jacques Lacarrière, et "Le Livre de Juste" en 86). En 84 j'étais passée chez Pivot, dans une des APOSTROPHES de la grande époque.  Je crois que j'attendrai demain pour la suite. Bonjour au chat, je vous dirai tout demain, promis!

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 10:05
Je n'ose y croire. Le référencement  a démarré, puisqu'on m'ajoute en lien  aux blogs contactés. Il va s'agir pour moi de rendre la pareille à ces bonnes âmes, mais je ne suis pas sûre de pouvoir dominer les éléments qui devront intervenir en ce but.Je fais pourtant quelques petits progrès ici ou là, sur l'ensemble du front je fais moins de bêtises, mes textes ne disparaissent plus aussi souvent dans le néant parce que j'ai fait quelque chose d'incongru (si je savais quoi à chaque fois, je pourrais faire des progrès, mais justement je ne sais pas ce que j'ai fait pour arriver à un résultat aussi catastrophique, donc aucun enseignement pour le futur ne peut en être tiré : c'est sans doute cet aspect incorrigiblement négatif de mes actions inconscientes qui me démolit le moral). Mais enfin je veux parier que cela va s'améliorer. En tout cas mes  correspondants éventuels n'ont pas à tenir compte d'autre chose que de mes promesses,  sincères comme vous ne pouvez pas l'imaginer.
J'ignore d'ailleurs si je devrais repartir du zéro absolu. J'ai l'impression, à force de bavardages, que j'ai déjà eu d'aimables contacts avec le reste du monde branché sur le web dès le matin. C'est sans doute complètement faux, mais n'aurai-je pas l'impression de bégayer péniblement si je recommence à donner mes basiques (on est dans le vent ou on ne l'est pas) comme j'avais l'intention de le faire dès le début, sans le faire vraiment d'ailleurs? Tant pis! Si je bégaye, sautez à pieds joints par-dessus les bis; vous y gagnerez de toute façon. Allons-y! Je suis écrivain, j'ai  déjà toute une carrière - toute une vie, n'ayons pas peur de la vérité - derrière moi, j'écris comme une possédée, j'usais papier et crayon en quantités astronomiques et désormais je frappe sur mon clavier à longueur de journée, de quoi nous en donner mal aux articulations à l'un comme à l'autre (mais en fin de compte, c'est une bonne pâte, il ne se plaint pas trop, c'est par derrière, dans les coulisses de l'exploit, que les menées sournoises ont lieu). Je vous donnerai tout le détail de mes publications : il y a celles de la première vague, Fayard Mazarine Bourin, donc la distribution nationale, et puis les autres, rassemblées aux Editions de l'Armançon, dont aucune n'est épuisée puisque les retirages se font automatiquement maintenant - et aussi, bien sûr, parce que les titres sont régulièrement redemandés. Le dernier sorti est un roman, "Voyage en Botulie", dont je suis toute prête à discuter si vous avez des questions à me poser. J'ai déjà commencé à le faire, mais il y a place encore pour bien d'autres interrogations. A vos blogs... Je vous signale au passage que les premiers titres de ma production romanesque sont disponibles avec un  peu de chance sur Amazon, entre autres : je les ai vus tout récemment; neufs ou d'occasion, au choix. J'entamerai le vrai boulot demain, promis : d'ici à demain, bien le bonjour à vot' minet si y a personne chez vous.
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 12:26

Je m'avise en effet que nous sommes tout proches de la fin de l'année.La proclamation du Prix de la nouvelle de Chalon-sur-Saône ma bonne ville s'effectue tous les deux ans "dans ces prix-là", déjà dans une atmosphère d'effervescence fiévreuse d'avant les fêtes - quoi que puisse d'ailleurs signifier le mot fêtes spécialement cette année. Tant d'ouvriers sacqués faute de savoir comment partager avec les grands patrons  les bénéfices énormes de leur entreprise, tant de SDF dont on se contente de compter les abatis au fur et à mesure des gelées nocturnes qui leur sont fatales (un de 42 ans, dans la forêt de Rambouillet, un de cinquante au Bois de Boulogne, un de 35  - pas beaucoup de résistance pour son âge, dites donc - sous un abri en plastique consolidé avec des cartons), tant de familles immigrées menacées dans leur destin,  tant de vieilles personnes réduites à la solidarité des restaus du coeur pour continuer à survivre chichement...Et cette délimitation hexagonale des misères de la saison n'évoque pas les souffrances du reste du monde, si tragiques, si insupportables, si accusatrices. C'est vrai, on se demande pourquoi on doit se réjouir  au moment des bilans, celui de cette année est bien pire encore que les années passées. Allons bon, je pensais commencer dans la joie ce contact avec mes belins-belines supposés, et voilà que je sombre dans la tristesse de songer aux malheurs du monde pour lesquels je suis si impuissante...Aussi bien ferais-je mieux de reporter à demain un bloggage (oh le beau néologisme...)marqué par plus de sérénité, puisque ce domaine des blogs est tout de même un territoire de privilégiés. A demain donc, belins-belines, et saluez bien le chat si y a personne chez vous.

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 20:34
J"'ai le coeur tout plein, je voudrais faire partager cette impression de bonheur avec tout être vivant qui se promène sur le web. C'était le jour de proclamation du Prix Lucette Desvignes, le grand prix littéraire de la ville de Chalon-sur-Saône, et ce fut une cérémonie dont je garderai longtemps le souvenir, même si tous les deux ans depuis 1989 je repars de ces contacts toute pleine d'émotion. J'ai retrouvé des filles qui ont passé leur Certif en même temps que moi (1938!!!), des anciennes élèves , des anciennes étudiantes - toutes plus ou moins mordues par l'anglais que je leur distillais avec semble-t-il générosité et efficacité... des gens qui ont fait du scoutisme avec moi, hommes et femmes, d'anciens élèves de mon père... Bref tout un passé, tout le passé de mon adolescence (celle dont je parle par le menu dans "Le Miel de l'Aube") - y compris mon premier amour quand j'avais dix ans (mais oui, et il m'est toujours fidèle). Vous comprendrez que je désire vous en parler à loisir dès demain. Ce soir, outre que le temps presse (il y a Deadwood sur Cinécinémaclub) je voudrais en fin de compte garder un peu de ces trésors pour moi. Mais demain vous ne perdrez rien. A demain donc, et en attendant bien le bonjour à vot'minet si y a personne c hez vous! 
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 16:37
Oui, l'entrée au calme des anses favorables, le symbole de la mise sur les rails (métaphore hardie en contexte océanique), la proximité de l'allure de croisière... Ce serait merveilleux, et j'ai de bons amis qui veillent sur le berceau de ce blog (-autre métaphore non moins hardie). Je vais seconder leurs efforts protecteurs en  jouant ma petite partie aussi bien que je le pourrai. Puisque je peux désormais me retrouver sur mon blog sans tremper ma chemise comme les toutes premières fois! Reste à repréciser,  pour les foules qui n'auraient pas encore pris connaissance de mes premiers messages, ce qu'elles pourront trouver sur mon blog. J'ai déjà engagé conversation avec l'un, puis avec l'autre, j'ai bien l'intention de continuer, quitte à dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité je le jure. Sur moi bien sûr, sans appuyer. Sur mes personnages ensuite, autant qu'il plaira à mes lecteurs : dans les pages de la revue "Studies on Lucette Desvignes" qui a déjà sorti 18 numéros annuels, il y a des commentaires qui se renouvellent sans cesse, ce serait bien le diable si je ne trouvais matière à réponse aux questions sur Valmy, Wollef, Leni, Jeanne, Marrain... Je cite ici, pour la belle petite histoire, qu'une Lyonnaise a choisi d'appeler son fils Marrain à cause de celui des "Noeuds d'Argile",  on pourrait sans doute s'entretenir de l'un ou de l'autre   paisiblement. Et je sens que ça viendra. Et puis, à côté de ces héros de la première (et de la onzième) heure, il y a tous ceux qui se présentent maintenant, pourquoi pas l'Electre que j'ai installée en pleine Débâcle, fin mai-début juin 1940? Et puis tout ce que vous voudrez, j'allais dire "mes belins-belines" comme la Mère Cotivet sur les ondes de Fourvière jadis, mais c'est vrai que vis-à-vis de vous je me sens comme Dom Juan un coeur à aimer toute la terre! Ne laissez pas passer cette occasion unique. D'ici là, bien le bonjour à votre chat si y a personne chez vous.

                                                                                                       Lucette Desvignes
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:02
... En petite fille modèle, certes, je vais m'appliquer à copier les formules des blogs des confrères. J'ai déjà vu ce que font certains d'entre eux : biographie, cursus de vie, cursus d'études, publications etc. Je ferai volontiers la même chose, mais il y a aussi un niveau "avancé", comme on dit ici même pour la recherche, qu'il me faudra soigner pour les habitués de mon écriture. C'est que ceux-ci en réclament davantage : aller au fond des choses, savoir comment ça se goupille tout au fond, avant même que la phrase ou l'idée soit apparue sous forme de simple petite lueur de désir dans l'oeil du futur père, comme on dit si joliment en canadien (mais aux USA aussi je l'ai entendu dire, et il n'y a pas lieu de s'en étonner). Je vais tâcher de m'agiter utilement sur les deux fronts à la fois. J'ai commencé hier à propos des trois zones d'intérêt du "Voyage en Botulie" : la complexité de l'intrigue sous son apparence purement linéaire voire simpliste; la dénonciation de notre impitoyable société de consommation, la promenade linguistique dont les deux extrêmes m'ont causé grande jouissance (et j'espère qu'elle a été partagée). Je complète aujourd'hui ce qui hier n'était peut-être qu'une amorce d'explication (si tant est qu'explication il y aura, je fais un max, Jean-Pierre!) : la difficulté principale se situait dans l'établissement de l'intrigue, avec ces deux époques qu'il fallait confronter vachardement si possible mais dont la corrélation finale (ou initiale, cela dépend par quel bout de la lorgnette on commence son voyage) devait apporter une réponse à toutes les questions, donc l'apaisement nécessaire après ce  changement d'univers. Incidemment j'ai vu hier, dans "Frankie and Johnny" - bien fleur bleue, d'accord, mais j'adore - qu'une vieille dame avait besoin de l'aide de la serveuse pour ne pas se tromper entre ses pilules bleues  (midi) et ses pilules rouges (soir) : cela m'a ragaillardie de voir l'application quotidienne  et pratique de mes élucubrations romanesques! A très bientôt donc sur mon blog, il y aura de quoi satisfaire tous les appétits. Et d'ici là, bien le bonjour à vot'chat si y a personne chez vous. Lucette Desvignes.
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 18:05
Deux, oui, j'ai eu deux commentaires hier. De quoi délirer, d'autant qu'ils étaient l'un et l'autre assortis de conseils que je vais m'empresser de mettre en pratique. Il s'agit d'abord d'établir des liens, je vais le faire à partir des sites où je figure déjà, fût-ce comme "veuve d'un danseur", ce qui est tout de même inattendu. C ela me ramènera peut-être quelques brebis autres que les familiers, à moins que je doive me contenter de ne jamais dépasser un  tout petit cercle d'amis. Mais n'est-ce pas déjà bien?  Et si par hasard quelqu'un était tenté d'aller voir en Botulie ce qu'on peut y trouver (c'est le titre de mon dernier roman, Voyage en Botulie), il y aurait sans doute de quoi nourrir la conversation. La question de mon intervenant N°2, elle, suppose qu'il a déjà relu, voire rerelu, l'ouvrage, et qu'il réfléchit à ces problèmes un peu mystérieux qu'on a devant des histoires o*ù s'entremêlent des courants de nature diverse. Oui, c'est vrai, le Voyage comporte des zones d'intensité à peu près égale bien que se rapportant à des objectifs fort différents. La dénonciation des moeurs contemporaines me tracasse depuis bien longtemps, et beaucoup de choses dont s'occupait mon "Journal au Laser" sous ses trois volets de "La Dent dure" ont continué à me harceler sans répit. Il fallait cependant le faire de manière élégante, c'est-à-dire sans rebuter le lecteur, en tâchant même de déclencher son adhésion, et l'humour même grinçant était la voie royale pour y parvenir. D'autre part, la formule du conte à la Voltaire me permettait non seulement la forme XVIIIème dans laquelle je m'épanouis depuis toujours, mais encore d'établir le lien entre le passé et notre présent dans un cadre où les mécaniques à la Jules Verne n'avaient pas leur place, et où pour autant il fallait rendre raisonnable le constat visé, sans amener le lecteur à hausser les épaules devant une facilité trop primaire. D'où la minutie avec laquelle tous les fils sont rattachés par-dessus les époques, d'où la force avec laquelle tous les éléments menus de notre quotidiens peuvent s'exalter jusqu'au rêve. " Cest du très beau travail, je le dis", précise Bernard Plessy dans le "Bulletin des Lettres". Je bois du lait... Satisfait aussi, N°2 ? Parfait. Eh bien, comme de coutume, bien le bonjour à vot'chat si y a personne chez vous.
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 09:38

Bien parti, mais oui, peut-être. Un  écho, c'est mieux que rien. Il est vrai que cet écho est quelque peu pessimiste, mieux fait semble-t-il pour me décourager que pour m'inciter à crier victoire. Je vais donc crier victoire d'une toute petite voix, bien modeste - bien dans le ton toutefois, au cas où tout se mettrait en branle pour de bon. Je suis toute prête à dire aux uns et aux autres ce que je suis, ce que je fais, ce que j'ai fait, ce que je vais faire : essentiellement écrire, les titres et les genres servant seuls à diversifier une activité qui, comme une deuxième casquette préférée, ne se dévisse guère de mon crâne. Et si j'ai mis en garde les allergiques aux chats dès mon premier avis, c'est par pure bonté d'âme, afin qu'ils ne me soient pas redevables de leurs éternuements et gonflements de paupières : mais là aussi on pourrait dire que c'est encore une autre casquette, seulement celle-là elle est intégrée à ma peau, encore moins question de l'ôter qu'avec le deuxième couvre-chef.

Voilà... Je suis bien consciente qu'on ne peut guère appeler ça l'état des lieux. Mais il ne tient qu'aux curieux de poser des questions : ma volubilité naturelle serait au contraire parfaitement à son affaire. Je vais dans l'intervalle tâcher de trouver comment référencer (ou faire référencer : si seulement je savais ce que cela veut dire) ce blog qui n'en est encore qu'à sa phase "tentative", comme on dit au Québec, et qui souhaiterait ardemment pouvoir d'ici peu répandre la bonne parole aux foules assemblées et attentives. C'est-y pas là une méritoire profession de foi? Il est donc temps de dire au revoir, poliment, en disant Bien le bonjour à vot'minet si y a personne chez vous. Lucette Desvignes.

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