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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 14:35

INFORMATION

 

                    Mes belins-belines, point ne vous ai oubliés, quelle idée! Mais lundi kiné, mardi podologue, mercredi cardiologue, jeudi généraliste ... ça vous prend du temps, tout ça, le trajet aller et retour, l'attente, la chose en elle-même, de quelque genre qu'elle soit ça dure,  ça dure... Quand je rentre je me sens épuisée comme si je m'étais déplacée à pied ou qu'on m'avait chargée de l'opération moi-même, trafiquant un patient passif qui,  lui, se contenterait d'attendre paresseusement que l'heure tourne. Déjà avant le départ je me sens stressée (je me demande bien pourquoi : tous ces braves gens ne souhaitent que mon bien-être et ne pratiquent aucune violence, en tout cas pas sur moi). Et par la suite, une fois les pantoufles reprises, je constate que les uns et les autres, chacun à sa manière, m'ont dépouillée de ma vaillance, de mon énergie vitale, de mon envie de faire quelque chose, de mon envie d'avoir des projets.... Même de vous entretenir de mes gazouillis harmonieux : c'est vous dire ! Mais rien que de vous évoquer cela fait miracle : aujourd'hui je vous informe, demain on reprendra le contact de façon positive!

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6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 13:38

ROUTINES NATIONALES

 

                    Dans la plupart des romans américains de tout poil que je suis en train de décrypter depuis déjà de nombreuses semaines, je suis frappée par les incessantes références au passage à la salle de bains pour se doucher. Quand on rentre du travail c'est normal, mais quand on veut bouder, ou avant l'amour ou après l'amour,la douche fonctionne comme la pluie en Bretagne. Ils doivent avoir là-bas de sacrés plombiers (probable venus de Pologne) pour qu'il n'y ait jamais d'incidents, de blocages ni de fuites. Cette routine dans le déroulement du quotidien me rappelle instinctivement, à cause sans doute d"une adaptation semblable aux rythmes sociaux, les EastEnders que j'ai suivis pendant tant d"'années (maintenant je n'ai plus la chaîne BBC Entertainment, hélas) et où l'accompagnement obligé de chaque rencontre était "I'll put the kettle on"(l'annonce de la mise en route de la bouilloire remplaçant l'invitation pour le thé, les hommes étant conviés de la même manière que les femmes et acceptant avec le même empressement.). Ce qui ne veut pas dire que le Sancerre ou le Muscadet n'étaient pas fort priés sans le besoin d'une occasion spéciale,  et tout autant par les dames : on va voir une copine ,avec sa bouteille sous le bras,et la dame qui rentre chez elle, en même temps qu'elle envoie promener ses godasses par la cuisine, a déjà le tire-bouchon en main pour se donner du coeur à l'ouvrage. Je reparlerai très volontiers de l'amour du vin de l'autre côté de la Manche .

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5 juin 2022 7 05 /06 /juin /2022 13:02

POLARS

 

                    Je lis des romans policiers chaque fois que j'en ai l' occasion, je connais les grandes collections américaines (comme par exemple celle de Sue Grafton dont les titres suivent l'ordre alphabétique), j'aime Grimshaw et tant de vieilles gloires qui nous ont habitués au grand banditisme, au sang et à l'action trépidante. C'était toujours plus passionnant que chez nous, où Simenon tenait sinistrement le dessus du pave. Puis une pluie de polars s'est abattue partout, ceux des femmes ceux des hommes, ,s'accommodant de plus en plus d'une sophistication qui souvent dilue l'intérêt de l'intrigue parce qu'on a voulu la rattacher à l'écologie, à une inspiration mystique, à une vision futuriste originale, et je m'en détourne facilement. Il me reste du plaisir à lire une certaine veine dont le dialogue argotique occupe beaucoup de place, en particulier si l'intrigue se passe juste à la période de la Libération , alors que traînent encore en  place tant de voyous et de traîtres qu'il est difficile de dépister et d'abattre. Les femmes, récemment, montrent avec esprit leurs sens du mystère et de la construction...Ceci pour dire qu'il y a le choix dans la bibliothèque du polar, mais qu'on peut aussi tomber sur beaucoup de médiocrités. Or un polar médiocre, c'est comme un diplomate à l'ananas sans ananas.

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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 17:08

BALANCES

 

         On peut fort bien, semble-t-il, passer de la publication au matériel médical. J'ai besoin d'un pèse-personne de qualité, après avoir tué sous moi, comme disaient les cavaliers autrefois, au moins quatre "balances" dont m'avaient fait cadeau divers commerçants par exemple pour un achat de rideaux, ou de lingerie, ou de vêtements, ce qui peut paraître inattendu. Ils ont tous marché peu de temps, ce qui m'a donné l'occasion de voir ce que je désire dans le nouveau dont je veux faire l'emplette : les chiffres, même assez gros pour personnes mal voyantes, ne se distinguent pas à l'oeil lorsqu'on est installé sur l'engin, on  domine de trop haut et il y a toujours une partie de votre anatomie qui fait ob- struction. J'ai vu chez mon médecin le correctif idéal : l'écran numérique n'est pas situé en haut de l'outil,  mais en bas, sur le côté, au niveau des pieds, ce qui permet une vision sans obstacle. En outre, le poids doit être non pas indiqué de manière fixe une fois atteint, mais il doit y avoir un déroulement permanent des chiffres jusqu'au nombre où il faut s'arrêter. Je ne sais si je suis claire dans mes exigences, mais j'ai eu au téléphone une dame charmante qui va me commander plusieurs modèles répondant à mes desiderata et me rappellera avant de me faire choisir et  livrer. C'est bien gentil,n'  'est-ce pas? A moins bien  sûr qu'elle ait feint la gentillesse  pour mieux cacher son  fou rire devant ces descriptions de vieille dame.         

         

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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 14:38

LE MIEL DE LA PUBLICATION...

 

                    Je ne peux certes pas soutenir que j'ai désormais plongé dans les délices et les mystères  de l'édition puisque je ne participerai jamais à la première lecture, au tri, à l'évaluation des textes inconnus qui arriveraient entre mes mains. C'est tout de même quelque chose d'approchant dont de temps à autre je meuble mes loisirs : après tout, il s'agit bien aussi de l'évaluation de ce que je décide de laisser derrière moi. Je ne compte plus sur l'éventuelle faveur du public pour "parier ma chemise", comme le fait chaque éditeur qui décide de lancer un titre  : j'ai passé l'âge des frissons et des attentes      , et cette activité terminale ne correspond qu'à mon désir de sortir de l'ombre des textes qui peuvent encore donner du plaisir à la lecture. Ne croyez pas que je n'aie pas de tri à faire..: à la différence de Laure a l'Oeuvre que j'ai écrit il y a trois ans, la réserve dans laquelle je puise avec amusement date d'une bonne douzaine d'années, sinon plus. Et ce serait bien dommage de laisser aux araignées un roman comme Le Vivier, d'après ce que j'en ai entendu dire et redire. Donc je trie. Vous aurez très bientôt réponse à vos questions.

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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 13:36

UKRAINE, PAUVRE UKRAINE...    

 

          N'allez surtout pas croire, mes belins-belines, que  parce que je ne vous parle jamais de l'Ukraine  mon coeur ne saigne pas d'apprendre les nouvelles, jour après jour, alors que l'horreur de cette guerre (pilonnements, bombardements mais surtout massacres  - voulus, calculés de toute évidence et exécutés de sang-froid) devait en théorie durer deux ou trois jours, vu les forces en présence. La Russie s'est tout de suite installée dans la catégorie des criminels de guerre et ses soldats s'en sont accordé tous les avantages (si on révisait ?"accordé" est un complément d'attribution, pas question de faire l'accord). La différence de forces et de poids des deux pays continue depuis plus de deux mois à réserver des surprises. Surtout la flamme patriotique des Ukrainiens a considérablement ressoudé leurs divergences internes : j'ai entendu dire qu'une majorité d'Ukrainiens s'interdisaient de parler russe, ce qu'ils faisaient tout naturellement auparavant. Quelle que soit la conclusion de cet abominable coup de force, la Russie ne pourra  de longtemps que faire piteuse figure au regard des nations. Le nouveau tsar s'est-il bien rendu compte que son rêve d'impérialisme, qu'il se préparait si minutieusement à peaufiner (avec tiare, pourquoi pas?) a perdu, du dedans et du dehors, toute chance de se réaliser quelque jour?

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29 mai 2022 7 29 /05 /mai /2022 14:15

CREATION

 

                        Vous savez sans doute que déjà souventes fois (peut-être même trop souventes fois pour certains) j'ai vitupéré contre les blessures, meurtrissures,  lésions, viols et violations  de toute sorte qu'on  faisait, en ce siècle obsédé par le sexe, subir à la langue et à la grammaire françaises. Je ne saurais en effet digérer cette aberrante extension du féminin  à toute fonction masculine dont par ce fait même on croit supprimer  la traditionnelle spécificité de l'homme et, donc, du même coup, assurer la supériorité de   la femme (or quand on disait "ma professeur" autrefois on  passait pour venir de quitter ses vaches). Qu'on dise "la juge," "la notaire", "la substitut", cela passe déjà difficilement. Dès qu'on en arrive à "docteure", "professeure", "pasteure", "auteure" ça coince définitivement (et on n'améliore pas les choses en inventant "autrice", ce dernier raffinement ridicule). Je m'arrête ici, je pourrais continuer jusqu'au petit jour. Mais je voudrais aujourd'hui attirer votre attention sur le déglingage sans remède des méninges des rédacteurs de ces formules administratives dont on peut avoir besoin chaque jour : ils viennent de forger un mot dément, à la fois par le sens et par le mode de fabrication,  qu'un ami vient de trouver sur une demande de subvention  : il devait cocher une de trois cases "homme", "femme" ou "nongenré". On ne dira plus que les gratte-papier de l'administration sont payés à ne rien faire : ils créent, voyez-vous, ils créent.

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 17:18

"QUEUSSI,  QUEUMI..."

 

          Une femme de ménage que j'avais il y a longtemps disait souvent, en guise de discussion politique : "Vous savez bien que l'argent va toujours où qu'elle se trouve", voulant dire par là que l'attirance des gros sous pour leurs semblables n'avait aucune chance de se produire à son niveau, alors que cela constituait une loi générale parfaitement rigide pour les nantis. De la même veine populaire, bien que confirmée par le vocabulaire diététique orné de ses racines ou préfixes grecs, notons cette belle attirance des glucides à l'intérieur de leur même famille : "Le sucre attire le sucre" (opportune explication de ma frénésie à ingurgiter  dragées sur dragées,  caramels sur caramels,  pâtes de fruits sur  pâtes de fruits, dans l'incapacité absolue de retenir ma main en direction de ma bouche tant qu'il en reste). De toute façon, et répandus dans le peuple aussi, on entend des "Les vieux avec les vieux" et "Les jeunes avec les jeunes"!. Et on pourrait continuer, avec plus ou moins d'originalité dans le choix du matériau. J'ai plaisir, lorsque j'y pense, à me découvrir différente de la masse, tout du moins pour ce chétif désaccord qui me donne l'air d'oeuvrer pendant que le reste du monde batifole.

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 15:26

UN PROBLEME  DE MOTIVATION

                   

 

          Rien ne semble plus attractif pour moi, et même roboratif, qu'une période où tout le monde semble avoir déserté sa besogne habituelle pour profiter d'un petit congé. Les rues se sont pratiquement vidées après des embouteillages monstres dès le mercredi après-midi (ce qui semble indiquer qu'outre le congé officiellement octroyé chacun avait pris d'avance sa petite rallonge). Où les gens se sont-ils égaillés, pour ces quatre jours qui favorisaient peu le franchissement des frontières? La neige, c'est fini; les bains de mer, c'est pas encore commencé; c'est trop tôt pour les cerises ou les mûres... Je ne vois pas ce qui reste, à part les châteaux de la Loire, mais les individus savent mieux que moi se renseigner sur Internet...En tout cas,  ils sont tous partis. Et moi, qui devrais plus que jamais me consacrer à la  fainéantise (l'âge, la retraite, la répugnance du déplacement pour toutes sortes de raisons, pourquoi pas aussi le mimétisme instinctif devant l'effervescence des masses?), voilà que j'ai pondu trois blogs hier et que je ne lâche pas l'encrier aujourd'hui, après avoir laissé passer la semaine dernière dans l'inertie absolue. Il n'y a pas que chez Balzac que les motivations se font souvent ténébreuses.

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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 15:51

 NUMERO 5.100

 

                        Et nous revoilà à une grande artère, à un de ces carrefours où la circulation est plus dense : ce blog est le numéro 5.100 (dans mon enthousiasme j'ai failli compter N° 6.000, mais là encore il faudra attendre quelque peu)..Je crois que j'ai dépassé depuis longtemps les malaises que j'avais chaque fois qu'une centaine allait se déclencher au tableau général, par  petits fragments comme sur les tableaux d'horaires de gares ou d'aéroports, avec ce système agaçant d'ébranlement des  digits qui détruisent une destination ou une heure pour en reconstituer une autre en tremblotant - juste le temps de percevoir un petit grésillement de quelques secondes qui  fait semblant de vous dire "On s'occupe de vous". J'avais peur de placer la barre trop haut : jamais je n'arriverai à 4.000, pourquoi l'annoncer à son de trompe? La résignation (non inquiète, mais tranquillement philosophique) à suivre le courant des jours sans penser à plus loin qu'à la fin des vingt-quatre heures a calmé ces incertitudes : "Arrive que plante! ", comme disaient les trappeurs de l'Ancien Régime, on verra bien. S'il faut compter, mettre des rallonges, eh!bien on comptera, on mettra des rallonges. Je n'éprouve même plus le besoin de vous sonder pour savoir ce que vous en pensez :  puisque vous semblez si disposés à suivre le mouvement  que quel qu'il soit j'imprime à notre relation, continuons sagement et sereinement jusqu'au bout. Le Clac! de fin se glissera sans bruit, ce sera toujours temps de compter si le compteur a emmagasiné beaucoup de kilomètres.

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