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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 13:37

INSPIRATION MOROSE

 

                    L'inspiration a vraiment du mal à se manifester en dehors d'un contexte de rhume qui traîne, de quintes de toux encore importantes, de forces diminuées alors qu'on aurait besoin d'un renfort à l'habitude pour venir à bout des invasions malfaisantes. L'actualité du Covid qui nous baigne tendrement depuis deux ans et plus devrait préparer tout un chacun a se dépêtrer des maux d'hiver,  or elle nous prédispose davantage, me semble-t-il, à nous recroqueviller en tâchant de nous faire plaindre et aider sans fausse honte. Que deviennent les gens un peu fragiles que les nécessités de la vie obligent à sortir par les grands froids de ces derniers jours? Ma grande parade contre le froid ou le déplaisir d'un déplacement au dehors, c'est de pouvoir décider que je renonce à sortir, c'est de repousser les obligations - mais (je suis lucide et perçois parfaitement que c'est un privilège rare et précieux), c'est parce que quelqu'un s'en charge à ma place. Certes c'est le moment de la vie où les forces devraient se voir remplacer par les attentions des autres, mais la compensation n'a rien d'automatique, et tant de vieilles personnes  sur la planète sont abandonnées à la dégradation absolue sans le moindre espoir d'une main secourable, sinon bien sûr  pour les en sortir, du moins pour compatir et apaiser leur détresse!

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25 novembre 2021 4 25 /11 /novembre /2021 20:00

FAUSSE GUERISON

 

                    Quand on en  arrive à deux ou trois jours de rhume (dies a quo non computatur in termine, le jour du départ ne compte pas dans le calcul, comme on dit savamment en première année de Droit) en supputant qu'on est tombé sur une espèce classique qui doit durer six jours francs plus les séquelles, on devrait se trouver au-delà d'un peak (comme on dit chez Covid), atterrissant sur un plateau d'immobilisation de tous les symptômes qui vous fait croire à la fin de l'alerte, et en général à partir de là tout s'arrange. Moi j'ai dû être gratifiée d'une espèce vicieuse : voilà qu'au milieu du schéma tout recommence, brutalement, le nez, la gorge, la toux. Les antibiotiques semblent avoir perdu leur vertu, le sirop atteint la force du pipi de gazelle, les quintes se vengent d'avoir été trop mineures dès le démarrage. Le fromage blanc qui a pris la place de la cervelle trouve opportun et spirituel de se transformer en mascarpone, presque en mozzarella : qu'en faire? Et comment s'en passer? L'état des lieux est piteux : il n'y a plus qu'à se terrer vingt-quatre heures, puis ne rouvrir les yeux que si on est capable de distinguer ce qui se passe. Dont acte. 

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23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 17:16

RHUME SANS LES FOINS

 

                    Nouveau trou dans l'écoulement paisible des jours. Un rhume, mes belins-belines, un gros rhume, vous ne pouvez pas savoir les dégâts que cela cause à l'écoulement des blogs. Il y a la fièvre, par épisodes  non contrôlables. Il y a la toux, qui si elle ne vous déchire pas continuellement la poitrine reste tapie à gronder dans les notes basses à chaque inspiration. Il y a les éternuements, par accès déments, qui vous laissent sur le flanc sur le carreau. Du fromage battu dans la cervelle, plus rien à faire pour penser raisonnablement. Heureux les gens comme moi qui ont eu le recours d'une bonne Samaritaine pour appeler les médecins SOS avec la patience qu'il faut un dimanche après-midi, puis s'arranger (ce même dimanche après-midi) pour trouver les médicaments dont l'urgence dépasse de beaucoup l'Aspro ou le sirop des Vosges Cazé qui enrichissent piteusement votre pharmacopée personnelle. Dès que la cure d'antibiotiques est entamée, tout s'apaise. Tout n'est pas terminé, loin de là : la forge rugit encore à chaque faux mouvement, un courant d'air qui vient, le traître, vous taquiner au coeur de votre repaire déclenche encore des éternuements en cascades (et loin d'être aussi ineffables que ceux de "Hell'z a-poppin" dont le poivre a atteint les nez de tout un orchestre). Mais enfin ça va, ça va mieux : ça n'est pas encore cette fois que le livreur aveugle est venu prendre vos bagages.

 

RHUME SANS LES FOINS

 

                    Nouveau trou dans l'écoulement paisible des jours. Un rhume, mes belins-belines, un gros rhume, vous ne pouvez pas savoir les dégâts que cela cause à l'écoulement des blogs. Il y a la fièvre, par épisodes  non contrôlables. Il y a la toux, qui si elle ne vous déchire pas continuellement la poitrine reste tapie à gronder dans les notes basses à chaque inspiration. Il y a les éternuements, par accès déments, qui vous laissent sur le flanc sur le carreau. Du fromage battu dans la cervelle, plus rien à faire pour penser raisonnablement. Heureux les gens comme moi qui ont eu le recours d'une bonne Samaritaine pour appeler les médecins SOS avec la patience qu'il faut un dimanche après-midi, puis s'arranger (ce même dimanche après-midi) pour trouver les médicaments dont l'urgence dépasse de beaucoup l'Aspro ou le sirop des Vosges Cazé qui enrichissent piteusement votre pharmacopée personnelle. Dès que la cure d'antibiotiques est entamée, tout s'apaise. Tout n'est pas terminé, loin de là : la forge rugit encore à chaque faux mouvement, un courant d'air qui vient, le traître, vous taquiner au coeur de votre repaire déclenche encore des éternuements en cascades (et loin d'être aussi ineffables que ceux de "Hell'z a-poppin" dont le poivre a atteint les nez de tout un orchestre). Mais enfin ça va, ça va mieux : ça n'est pas encore cette fois que le livreur aveugle est venu prendre vos bagages.

 

 

RHUME SANS LES FOINS

 

                    Nouveau trou dans l'écoulement paisible des jours. Un rhume, mes belins-belines, un gros rhume, vous ne pouvez pas savoir les dégâts que cela cause à l'écoulement des blogs. Il y a la fièvre, par épisodes  non contrôlables. Il y a la toux, qui si elle ne vous déchire pas continuellement la poitrine reste tapie à gronder dans les notes basses à chaque inspiration. Il y a les éternuements, par accès déments, qui vous laissent sur le flanc sur le carreau. Du fromage battu dans la cervelle, plus rien à faire pour penser raisonnablement. Heureux les gens comme moi qui ont eu le recours d'une bonne Samaritaine pour appeler les médecins SOS avec la patience qu'il faut un dimanche après-midi, puis s'arranger (ce même dimanche après-midi) pour trouver les médicaments dont l'urgence dépasse de beaucoup l'Aspro ou le sirop des Vosges Cazé qui enrichissent piteusement votre pharmacopée personnelle. Dès que la cure d'antibiotiques est entamée, tout s'apaise. Tout n'est pas terminé, loin de là : la forge rugit encore à chaque faux mouvement, un courant d'air qui vient, le traître, vous taquiner au coeur de votre repaire déclenche encore des éternuements en cascades (et loin d'être aussi ineffables que ceux de "Hell'z a-poppin" dont le poivre a atteint les nez de tout un orchestre). Mais enfin ça va, ça va mieux : ça n'est pas encore cette fois que le livreur aveugle est venu prendre vos bagages.

 

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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 11:58

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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 11:50

RIEN QU'UN AVERTISSSEMENT    

 

          Sans doute pour le téléspectateur qui suit avec attention et régularité le déroulement  de la situation sanitaire les chiffres et les commentaires en ce domaine apparaissent-ils comme attendus et non point frappants. Mais vous retrouver brutalement plongé dans l'effervescence de la semaine ne peut être qu'un choc : le vocabulaire courant a pris un air de nouveauté, le (ou la : les sexistes choisiront) Covid a déjà atteint un numéro effarant, ou, même, a dû changer son nom avec quelque chose de résolument plus moderne, à force d'avoir des descendants ou des clones ou des rivaux. De toute façon on en est à compter les lits encore disponibles, car les individus en réanimation (on sait ce que ça veut dire) arrivent en foule  aux hôpitaux qui fonctionnent encore et rivalisent avec les nouvellement atteints. Pour parer à ces afflux de catastrophe on ne peut brandir que la troisième vaccination, tandis que les spécialistes (même s'ils avouent souvent être aussi impuissants et même aussi peu au courant que le citoyen Lambda) parlent déjà savamment de quatrième, voire de cinquième vague, et même de menace permanente et irradicable...Et nous en face, qui ne pouvons dire que ce que les Anglais se contentent de signaler sur les routes avant une descente fatale ou un tournant spécialement dangereux ; "You have been warned!" On vous a prévenus! Et ma foi c'est à peu près tout ce qu'on peut nous offrir à l'heure actuelle comme outil pour nous défendre...

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18 novembre 2021 4 18 /11 /novembre /2021 13:36

 

VIVA IDA!

 

 

          C'est une chance pour les cinéphiles que le cycle Ida Lupino en cours ces temps-ci nous fasse voir ou revoir ses films dans leur variété et, même, leur conformité aux problèmes sociétaux contemporains. On doit se demander pourquoi depuis deux ou trois décennies tant d'oeuvres banales ou médiocres  ont pris possession des chaînes de cinéma alors que la réapparition du nom même d'Ida Lupino peut faire figure de surprise totale pour le citoyen Lambda . Belle actrice au jeu intelligent, subtil ou vigoureux,  metteur en scène champion des valeurs féminines et assez têtue et imposante pour imposer sa manière et son style dans un univers où la misogynie était sans égale - et, conséquemment, se tailler une carrière en dehors d'Hollywood - elle nous offre la chance supplémentaire d'un répertoire assez rare à l'époque. Devant ou derrière la caméra, elle dénonce des situations dans lesquelles la femme est étouffée ou carrément victime. Réjouissons-nous que sa production soit abondante. Je guette la projection de La Femme aux cigarettes, dont je ne me rappelle plus grand-chose sauf que je l'avais beaucoup aimé; j'espère bien qu'il va réapparaître rapidement pour charmer une  soirée...

 

 

 

 

 

 

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 18:28

DOUZE JURES

 

                    Un Jury, qu'il soit littéraire ou relevant de la Justice,  c'est une espèce d'hydre à dix ou douze têtes. En l'occurrence, il ne s'agit pas de les supprimer (d'autant qu'elles repoussent dare-dare) mais de bien prouver à chacune qu'elle est prise en considération tout autant que ses voisines, de façon qu'il y ait une espèce d'harmonie, sinon dans les jugements qui reflètent les goûts particuliers, du moins dans les manières de céder sur un point pour gagner sur un autre. Pour qu'en somme tout se passe dans la courtoisie et les bonnes manières. J'ai bien entendu dire qu'il se passait parfois des choses terribles dans les délibérations des jurys littéraires, quant aux jurys d'assises les Douze Hommes en Colère de Sidney Lumet analysent merveilleusement comment cela peut se passer, dans le combat entre l'intelligence et les rancunes. Parfois en effet le ton monte, pour défendre ou pour condamner un texte (je parle au niveau de ce Jury qui va reprendre tout son poil de bête dans les jours à venir) et chacun reste un bon moment sur ses positions avant de se résigner à céder, voire souvent à se laisser convaincre en changeant carrément de lunettes. Le but est de constituer une entité sans fissure, apparemment respirant l'harmonie, pour présenter un résultat qui a satisfait tout le monde. C'est finalement plus facile à réussir qu'au niveau des partis ou de l'allure politique d'un pays.

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 12:23

TRANSMIS PAR COURRIEL

 

          Imaginez que vous ayez quelque chose d'urgent à faire connaître à une amie qui n'a pas de portable, comme par exemple "Je ne pourrai assister à la réunion de cet après-midi où je dois prendre la parole, mille excuses" ou encore

" C'est moi qui apporterai le dessert, est-ce qu'une glace conviendra à tout le monde?". Dans les deux cas il est urgent que le message soit acheminé le plus rapidement possible : à défaut du portable qui bat tous les records de vitesse parce qu'il vous atteint là où vous êtes, vous songez tout de suite au courriel, quasi immédiat  et réduit à son essentiel si on le  désire, sans les fioritures de l'épistolaire (gravement atteint, lui, et déjà moribond). Parfait : c'est l'idéal si ça marche. Mais si ça ne marche pas?Eh bien vous croyez que tout se passe selon  vos voeux puisque vous avez tout fait de votre côté, et rien ne vous avertit que ça n'a pas marché et que votre correspondant est resté dans l'ignorance de votre ultime décision. Ou pour une démission par exemple : vous l'envoyez par e-mail, il en va de votre dignité afin que vous puissiez garder la tête haute - mais bouffre

 voilà que votre décision hautaine s'est coincée embouteillée ensevelie sous une masse d'autres messages et que personne n'en connaît rien parmi les directe- ment intéressés. Et ça vous fait une belle jambe que d'apprendre qu'elle s'est enfin désengluée d'une collection de messages inutiles, et qu'elle se brandit glorieusement au bout de cinq ou six jours comme si elle avait triomphé des forces obscures et malveillantes..

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 13:32

COMMENT VA LE MONDE, MÔSSIEU? IL TOURNE, MÔSSIEU !

 

 

                    Moi qui vis retranchée du monde en quelque sorte (ce n'est pas moi qui fais mes courses, on me les livre toutes, le frais le durable chacun à son heure,  je ne sais donc pas trop ce qui se passe au dehors, et presque chaque course en taxi me fait découvrir de nouvelles constructions ou aménagements de quartiers insoupçonnés), j'ai par éclairs des impressions fugitives que le globe a changé de rythme pour ses évolutions traditionnelles et que se préparent des choses mal prévues. Ceci m'arrive à l'occasion d'un coup d'oeil à la télé par-ci par-là,  alors que je manque du suivi nécessaire pour tâcher de comprendre ce qui se passe sur la planète. Il y a peu, je crois que nous avons frôlé la guerre avec l'histoire des sous-marins dont l'Australie nous retirait la clientèle. Tout récemment,  la menace d'une guerre se précise entre la Biélorussie - et Poutine? l'Ukraine?  Est-ce que l'Arménie en est aussi, et de quel côté?  Quelque chose dans ces eaux-là, que je ne vois pas bien mais dont je sens le danger. Des immigrés de provenance différente sinon de nature nouvelle (car la misère de l'arrachement à son terroir relève toujours de la même horreur, de la même souffrance) commencent à venir d'un pays blessé qui se vide de sa chair dans le désespoir et la violence. Nos tribunaux vont bientôt se mettre en devoir de condamner les gens de coeur qui tenteront de leur venir en aide.

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 11:15

DECLARATION D 'AMOIUR

 

                    Ah! mes belins-belines, je l'aime tellement, cet onofrius-là, que je n'ai même pas été fichue d'écrire son nom sans faute! Mon arrière-plan d'anglais m'avait dicté un Seymour encore bien trop empreint de pitié (la guillotine fonctionnait à la hache au temps dont je parlais, or au temps présent le sentiment doit être exclu dès qu'on parle du bonhomme) Je corrige donc ici en Zemmour, et si ce n'était encore pas ça car je veux plus en entendre parler ça resterait comme ça, je ne veux même pas consacrer une seule minute à l'orthographe qui le concerne, ça restera comme ça, j'ai dit et je le répète. Et à vous je ne dois pas d'excuses, mes agneaux, parce que je suis sûre que vous aurez rectifié de vous-mêmes, en fronçant le nez à cause des exhalaisons de l'individu, ou même que rien ne vous a frappés tant vous êtes allergiques à l'olibrius et que vous prenez des pilules pour que son nom ne vous atteigne pas. Enfin bref si tout un chacun le chérissait comme moi, on n'aurait pas besoin de s'en faire pour l'avenir de la République.

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