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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 09:35

Pratiquement dès l’origine – pour ne nous en tenir qu’à l’exemple de notre féodalité – le pouvoir  ouvrant la porte à toutes les tyrannies s’est donné des allures de protection. C’est dans le château du seigneur que se réfugiaient les paysans de son fief en cas de danger ou d’invasion : ainsi les murs qu’ils avaient construits pour lui les protégeaient, mais ils n’étaient pas aidés à survivre pour autant, au contraire les provisions qu’ils avaient tenté de sauver des brigands ou des envahisseurs – grain, poules, cochon – se voyaient servies sur la table du maître si le siège du château devait durer quelque temps, ceci pour ne rien dire du droit de cuissage devenu offert à domicile. La notion de protection des démunis continuait à s’imposer : il y a à peine cinquante ans, lorsqu’on demandait à une paysanne pauvre comment elle votait, la réponse détournée en corner restait claire : Comment ne pas voter pour les patrons qui seuls assuraient le travail ? Il faut croire que les malins au pouvoir ont toujours su mettre en avant ce service social intrinsèquement voué au bonheur du pauvre peuple. Encore aujourd’hui, celui qui oserait parler de la suppression des banques (qui sont devenues les maîtres féodaux les plus inexorables et les plus roués) s’exposerait à une critique irréfutable : qui donc sans les banques assurerait le paiement des émoluments divers et pourrait offrir les prêts dont les sans ressources ont besoin ? C’est vrai qu’on peut dire ça comme ça… mais on peut aussi réfléchir autrement.

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