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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 09:44

         Faut-il croire à une ouverture du regard des populations dites civilisées, faut-il espérer en l’amollissement de leur cœur, faut-il voir naître un mouvement plus vaste de conscience de la souffrance animale s’accompagnant du désir avoué de faire quelque chose pour la supprimer ? Je voudrais bien me sentir confiante, et certes la passivité des sujets gouvernés a tendance à faire place à un questionnement, à une inquiétude, voire peu à peu à un désir violent d’action. L’information qui couvre si vite le globe a joué son rôle aussi dans la connaissance de faits honteux qui s’ignoraient soigneusement : le braconnage de l’ivoire, le massacre des éléphants, des phoques ou des baleines, les conditions épouvantables dans lesquelles sont élevées les volailles par millions de tonnes, le martyre des laitières usées jusqu’à la corde dans les effroyables usines à lait, la mutilation des porcelets à peine nés, l’incarcération dans des cages à poulets des chevreaux arrachés à la mère, les marchés de viande de chat et de chien d’Extrême-Orient, le transport impitoyable et meurtrier des chevaux ou des veaux dans des bétaillères mal agencées  et se moquant des règlements européens, oui, toutes ces horreurs et bien d’autres  commencent à être connues, enregistrées autrement qu’au passage par une conscience citoyenne qui s’émeut de découvrir que, soit pour se nourrir soit pour se divertir, les humains ont joyeusement recours à la volupté du sang, de la souffrance inutile, de la barbarie. On deviendrait facilement végétarien, dit un commentaire sur un documentaire décrivant le martyre inexcusable imposé par la filière du porc. Et pourquoi pas ? Ce serait bien aussi logique – et plus généreux – que d’applaudir à l’agonie d’un taureau savamment  torturé jusqu’à la mort pour le plaisir.    ent plus vaste de conscience de la souffrance animale s’accompagnant du désir avoué de faire quelque chose pour la supprimer ? Je voudrais bien me sentir confiante, et certes la passivité des sujets gouvernés a tendance à faire place à un questionnement, à une inquiétude, voire peu à peu à un désir violent d’action. L’information qui couvre si vite le globe a joué son rôle aussi dans la connaissance de faits honteux qui s’ignoraient soigneusement : le braconnage de l’ivoire, le massacre des éléphants, des phoques ou des baleines, les conditions épouvantables dans lesquelles sont élevées les volailles par millions de tonnes, le martyre des laitières usées jusqu’à la corde dans les effroyables usines à lait, la mutilation des porcelets à peine nés, l’incarcération dans des cages à poulets des chevreaux arrachés à la mère, les marchés de viande de chat et de chien d’Extrême-Orient, le transport impitoyable et meurtrier des chevaux ou des veaux dans des bétaillères mal agencées  et se moquant des règlements européens, oui, toutes ces horreurs et bien d’autres  commencent à être connues, enregistrées autrement qu’au passage par une conscience citoyenne qui s’émeut de découvrir que, soit pour se nourrir soit pour se divertir, les humains ont joyeusement recours à la volupté du sang, de la souffrance inutile, de la barbarie. On deviendrait facilement végétarien, dit un commentaire sur un documentaire décrivant le martyre inexcusable imposé par la filière du porc. Et pourquoi pas ? Ce serait bien aussi logique – et plus généreux – que d’applaudir à l’agonie d’un taureau savamment  torturé jusqu’à la mort pour le plaisir.

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commentaires

T
Ralph Waldo Emerson a écrit : “vous avez dîné, et peu importe avec combien de scrupules l'abattoir est dissimulé dans la gracieuse distance des kilomètres, il y a complicité.” Bien sûr, la tentation est grande de fermer les yeux, ou de ne pas chercher à les ouvrir, car ce qu'on verrait alors serait vraiment moche... affligeant, même.
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