Par lucette desvignes
Ne me dites pas que Mme la Mairesse n’était pas un peu gênée aux entournures, même si (puisqu’elle est en vacances – tiens donc !) elle se faisait remplacer par quelqu’un du même tonneau, lequel minimisait la portée politique de cette incursion hébraïque sur nos plages…Tout de même, elle avait mobilisé 500 policiers pour 200 mètres de plage, ce qui fait deux policiers et demi par mètre à protéger, et bien entendu je ne compte pas la brigade fluviale qui dans les parages devait être sur les dents. Et le filtrage était sévère, depuis le grand matin : d’abord pour les armes, puisque les protestataires ne pouvaient être que des terroristes (la mairie de Paris ignore sans doute que la résistance des Palestiniens contre les attaques des colons est une résistance pacifique, elle n’a jamais entendu parler de Bil’in par exemple, tous ceux qui ^protestent contre les exactions israëliennes en Cisjordanie ou à Gaza, sur place là-bas comme ici en France, ne peuvent être que des terroristes, d’ailleurs c’est bien ainsi qu’on les traite), ensuite, une fois la fouille effectuée, filtrage identitaire ethnique (dès que vous étiez un peu bronzé on vous empêchait d’aller faire des pâtés de sable à Tel-Aviv, des gens se sont retrouvés refoulés sans un mot d’explication, et il ne s’agissait pas pour eux de montrer leur seau et leur petite pelle, ces instruments passaient immédiatement au département de la provocation). J’espère que jusqu’à l’extinction des feux (y a-t-il eu un feu d’artifice ? bonne question – juste avant le 15 août ce serait joliment œcuménique, de même acabit que lorsque le pape était venu à Paris pour célébrer la Saint-Barthélémy, il y a quelques années) tout s’est déroulé dans le faste des danses de là-bas. Enrico Macias était-il invité ?
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