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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 11:04

On y revient de temps à autre... C'est un peu au gré des aspects frappants que j'en relève ici ou là, mais surtout à la BBC où ma fidélité de spectatrice amusée - même dans les pires moments d'épanchements lachrymaires - fonctionne toujours avec le sens de l'analyse. Et je vous assure que la pêche est souvent excellente, indépendamment du niveau       intellectuel parfois déficient (surtout, d'ailleurs, dans les épisodes de remplissage : on perçoit très nettement leur fonction de bouche-trou quand l'action principale a besoin d'un peu de temps pour se dérouler à loisir, et cela me rappelle le sérieux avec lequel un vieux réparateur de machines à coudre disait qu'il "fallait laisser reposer" après qu'il avait mis un peu d'huile à graisser les wagonnets dans les abysses du mécanisme d'habitude caché sous un petit volet facile à tirer mais seulement quand c'était nécessaire). A d'autres moments au contraire, au lieu de "laisser reposer", on précipite le rythme pour mieux frapper de surprise. Ainsi mon prêcheur, assassin de sa première femme puis du premier mari de sa seconde femme le matin même de ses noces, après avoir établi le suicide de cette dernière (voiture  noyée, cellulaire demandant pardon à ses filles en dernier message, disparition troublante de la femme au sortir d'un interrogatoire de police) en procédant à la reconnaissance du corps à la morgue, puis à l'assemblée funéraire avec prêche, prières, chants baptistes etc.; après avoir laissé s'établir dans la famille et parmi les connaissances   l'impression d'horreur de sa mort, non seulement le suicide mais encore sa cause, à savoir l'aveu de toute évidence fait à la police qu'elle avait tué le premier mari pour épouser l'autre (vous suivez, j'espère?), mon prêcheur diaboliquement assassin, donc, nous entraîne dans les ténèbres d'une maison à démolition imminente pour nous laisser découvrir que ladite femme faussement accusée - mais devenue dangereuse pour lui car elle avait compris les crimes de son  époux - est maintenue prisonnière, avec juste un peu de nourriture qu'il lui porte chaque jour et un mauvais matelas. Ne m'assaillez pas avec vos questions, mes belins-belines : quel corps a été montré à la morgue, comment tout cela a-t-il pu se passer matériellement, pourquoi la police n'a-t-elle pratiqué ni autopsie ni vérifications d'identité - je n'en sais pas plus que vous, mais j'angoisse! Inutile de vous préciser que dès demain je vous tiens au courant des développements de l'intrigue, comptez sur moi.

                                                                                                                                         Lucette DESVIGNES.

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