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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 10:17

     J'ai beau convoquer mon cher Debussy (je réserve "mon cher X "à quelques précieuses sources de jouissance à compter sur les doigts de la main : Marivaux, Debussy, Ravel, Fauré, Schubert, Brahms, Prokofiev, Janacek, Chostakovitch, Claude Simon, Garcia Marquès, Faulkner - boufre! ça fait douze, tant pis, je continue avec deux orteils mais pas trois) pour trouver une qualité musicale fraîche et liquide afin de vous séduire ce matin dès les premiers mots, mes belins-belines :  ça ne marche pas. Et pourtant le printemps est là, il frappe à la porte, le soleil se met de la partie, mon forsythia blanc est tout en fleur (les jaunes aussi, bien sûr, ça vous tire l'oeil de tous les côtés, tout le monde en a, mais du forsythia blanc, hein? qui donc en a à part moi? même qu'il est si malingre que  je me demande toujours s'il va survivre jusqu'à la saison prochaine, et son parfum garanti enivrant a du mal à se répandre au-delà des quelques centimères que vous installez entre ses fleurs et votre nez). On se sent tout ragaillardi, et précisément mes belins-belines, j'aurais bien plutôt envie de vous jouer le grand air de l'école buissonnière aujourd'hui que de m'appliquer à vous trouver un sujet convenable.

     Convenable... entendons nous bien! Vous n'avez encore rien trouvé de choquant, n'est-ce pas, dans mes propos? pas de mots grossiers? pas d'injures? pas d'allusions scabreuses? (je me demande bien d'ailleurs pourquoi ça se passerait comme ça au niveau de mon blog, auquel j'apporte tous mes soins, alors qu'on a déjà reconnu que dans mes romans je pouvais évoquer de fiévreuses et emportées heures de passion voire de sensualité sans employer un seul mot vert: c'est vrai, je ne suis pas Catherine Millet mes belins-belines, tant pis pour mon compte en banque,  ce que j'écris me rapporte moins que les gros succès de librairie dûs aux sujets abordés et traités en détail - et pas les détails de l'Histoire, ceux-là -, j'entends, le croustillant dont la télé nous gorge. Je n'exagère pas : combien de fois vous êtes-vous installés devant un spectacle apparemment sans relief ni casse-tête pour vous retrouver tout d'un coup en plein torride, comme disent les journalistes avec esprit, sans savoir comment c'est arrivé mais bou diou ça dure, ça dure, les bruits les gestes les variantes les morphologies, tout, je vous dis, tout, on vous donne tout à voir et à entendre, et c'est gratuit en plus, si les bonnes soeurs sont devant leurs étranges lucarnes elles vont en apprendre, des choses, sur la nature humaine!).Je ne vais pas vous citer ces pages dont j'ai parlé plus haut, vous n'avez qu'à prendre vos livres (les miens, je veux dire) et vous plonger dans la lecture, vous trouverez sans peine. Mais ce dont je voudrais vous faire cadeau, c'est quelque chose que je vous réserve pour demain. Plus la place suffisante en effet, avec ce panneau jaune "Publier l'article" qui me menace même quand je ne l'aperçois que du coin de l'oeil. Non, c'est râpé pour aujourd'hui. Mais pour demain, tous les espoirs sont permis. Alors ce sera une bonne farce - premier avril oblige. Ce sera un passage d'une nouvelle qui décrira l'effet sur une famille en train de regarder la télé lorsqu'une de ces scènes croustillantes se te vous bombarde , paf! au milieu d'une médiocrité bien rassurante (et trompeuse, mes belins-belines). Demain, donc, un petit cadeau. J'espère que vous apprécierez. Autour de moi c'est toujours bien passé, donc pourquoi pas avec vous? A demain, c'est dans "La chienne de Pompéi", pas de chats, tant pis!

                                                                                                              Lucette DESVIGNES

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