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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 09:57

 

 

            

            Je tiens absolument à revenir sur la substance du blog de lundi, Genitrix. Qu’il soit bien entendu que je ne cherche pas à faire du recrutement végétarien : chacun voyant l’heure à sa montre (« Vous vous changez ? Changez d’Kelton », chantonnait–on autrefois, j’allais dire : « avant ces temps de crise et de restriction », mais erreur La Fleur ! j’ai bien cru comprendre tout récemment que la mode des bariolures des bracelets est en train de se rétablir chez nous, toutefois – signe des temps – on vous propose de changer seulement le bracelet, rouge bleu vert jaune violet imprimé etc., la mécanique marquant le temps et éventuellement la date restant en place, ce qui limite tout de même les dégâts faits au porte-monnaie). Le constat auquel je m’étais livré – les conditions d’existence des truies dans notre civilisation du profit – n’est pas destiné à vous retenir de manger du saucisson, je ne me mêle aucunement de votre régime soit pour l’hygiène soit pour la morale. Il voulait cependant attirer votre attention sur le martyre, prolongé, incessant, de tout être vivant qui a le malheur d’être inclus dans nos programmes alimentaires. Ici les poules élevées en batterie jusqu’à la folie ou au suicide, là les dindes « dites de boucherie » rendues dingues par l’enrégimentement concentrationnaire, plus loin encore l’abattage opéré dans des conditions de cauchemar, ou ces gestations incessantes des malheureuses truies qui ne voient jamais un brin de paille de toute leur misère de vie. Alors ça, oui, je tiens à vous le signaler : cela ne vous empêche nullement de manger de la charcuterie, mais une pensée de reconnaissance peut accompagner votre dégustation,  histoire d’afficher le prix de la marchandise et votre participation morale, histoire d’être conscients de ce que vous coûtez aux bêtes nourricières. .. Et une bonne adresse : Protection mondiale des Animaux de Ferme BP 80242 – 57006 METZ Cedex 1 -  Si un petit don de temps à autre pouvait soulager votre conscience, j’en serais tout heureuse…

 

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S
La "viande" que nous trouvons sous cellophane, emballé, bien débarrassée de tout rappel de son origine, un être vivant et sensible, est sans aucun doute possible le signe de la grande aberration à<br /> laquelle l'on aura réduit les paysans : produire un produit qui, pour arriver sur notre table, fait consommer plus de calories qu'il n'en donne à son consommateur. Et je sais bien que ce propos<br /> étroitement comptable ne va pas au fond des choses. Nous sommes séparés, comme des sourds, de la souffrance du monde animal, auquel nous appartenons par notre être physique. Et nous peinons à nous<br /> représenter, et à ressentir intimement, leurs peines et leurs douleurs, à ces animaux élevés dans des conditions concentrationnaires. Je ne sais pas quoi dire, ni ajouter. Je me trouve comme<br /> imbécile. Je ne suis pas végétarien. Et c'est dans l'oubli de la souffrance animale que je mange de la viande. Seul cet oubli me permet d'en manger. Mais cet oubli fait se perpétuer des conditions<br /> d'élevage concentrationnaires. Dans un monde où ce petit moi que je suis est répété des millions de fois, dans l'acte de consommer de la viande, dans l'oubli des souffrances animales. Ce qui ne<br /> dilue pas ma responsabilité.
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