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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 21:15

Vive mon ordi !

 

            Je dis ça avec le coin des lèvres un peu crispé, mes belins-belines. Depuis ce matin j’enrageais pour vous contacter – vous savez que vous êtes devenus ma drogue, tous et toutes, et que, voyant ma tendance à me consacrer à vous comme à un poison délicieux , j’ai depuis que je blogue décidé de ne plus jeter mon mérpis à la face des fumeurs impénitents : je sais ce que c’est que de ne pouvoir résister à l’appel de sa drogue favorite. Bon. Passons maintenant aux réalisations techniques. Eh ben là, mes belins-belines, c’est loin d’être aussi euphorique. Je ne pouvais pas vous contacter parce qu’un truc (je laisse aux experts le soin de mettre l’étiquette qu’il faut sur ce machin) qui s’appelle msimn-exe (je crois) m’a dit au moins vingt fois de suite qu’il a rencontré un problème et qu’il doit fermer, avec toutes ses excuses (il n’a pas ajouté ses meilleurs vœux mais il a dû oublier). Cela voulait dire que je ne pouvais pas vous expédier mes aimables propos, et je pensais avec chagrin à votre désespoir de ne rien voir venir de ma part sur vos petits écrans. J’ai donc appelé l’homme de l’art, et alors je vous assure que c’est vraiment de l’art qu’il pratique. J’en ai vu défler des choses, des lettres, des paragraphes, des ci des ça, de toutes les couleurs de toutes les graphies de tous les formats. Pas le temps de lire ce qu’ils disaient tous, mais l’homme de l’art semblait parfaitement à son affaire. Et je te nettoie ci, et je te transfère ça, et je te vide hue et je te supprime dia… De quoi en être éberluée ! Le tout pour retomber autant de fois que moi sur le même barrage. On est donc allé au fond de l’ordinateur, j’ai vu les ruches, mes belins-belines, ça m’a pas vraiment impressionnée mais c’était une chose inédite pour moi. Après m’avoir supprimé l’invitation pressante à compresser des choses précieuses (ils me font ça des fois sans m’avertir, ensuite je ne retrouve plus mes petits, mais ils m’annoncent tout fièrement qu’ils ont compressé et qu’ils m’ont sauvé - sauvé ! on croit rêver ! - deux ou trois bricoles, l’homme de l’art m’a à peu près rétabli mes circuits vitaux. J’ai eu du plaisir, tout de même, à voir dans le courrier des autres artistes qu’ils souffrent comme moi des mêmes maux (en particulier ces compressions automatiques), j’ai vu qu’ils s’échangent des tas de recettes, mais en conclusion ce sont des recettes aléatoires, j’ai donc bien compris qu’il n’y a pas rien que moi qui nage sur la toile, même si moi je me noie dans pas beaucoup d’eau. Tout ça pour vous dire à demain, tard, sans papier-cadeau pour emballer la chose, et sans même une minute pour vos chats.

 

                                                                                                                Lucette DESVIGNES .

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