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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 10:29

VOUS AVEZ DIT REINVESTISSEMEN T?

         

          Il est fort possible - et fort condamnable, laissent entendre nos chers et tendres mentors en économie et équilibre des finances - que les économies réalisées par les ménages pendant tous ces mois de confinement, couvre-feu et reconfinement à pénalités et amendes n'aient aucune chance d'être réinvesties dans l'industrie nationale, assez peu brillante d'ailleurs pour couper net toute envie d"y offrir sa participation personnelle et civique à ses risques et périls. Mais toutefois, les voies du cheminement économique des biens des classes populaires étant impénétrables comme les voies du Seigneur, il est fort probable que cette année il se produise un transvasement des espèces dont le pays va pouvoir profiter mine de rien. C'est ainsi que personne ne parle d'autre chose que de vacances. La précipitation à s'offrir le petit café du matin à la terrasse de son bistrot préféré enfin rouvert est un symbole parlant : on se précipite sur tout ce qui était interdit, y compris les vacances, au loin d'abord mais aussi moins loin, càd sur le territoire national. Avec ces grandes bouffées de solidarité et de conscience citoyenne qu'on a remises au programme, les envies de vacances se fixent volontiers sur des campings, chambres d'hôtes, locations mer et montagne auxquels on n'aurait accordé peut-être avant le Covid qu'un regard un peu méprisant : voilà que la pub à gros flaflas et gros flonflons a fait son effet. L'argent va donc circuler à flots, mais sans doute pour tomber expressément dans l'escarcelle du pays. Je souhaite que ce soit pour des entreprises, des artisans, des malmenés par cette dernière année afin qu'ils retrouvent un peu de baume au coeur 'et un assainissement de leurs finances personnelles..

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 09:21

PHOTO DE FACE

 

          C'est fait, le photomaton a parlé. Impossible de trouver par cette chaleur écrasante un photographe avec parking, d'autant qu'ils professent tous être des spécialistes de la photographie de grossesse et que cette simple mention me fait blémir, même s'il paraît que c'est devenu, non seulement la grande mode, mais la stricte normalité. Je resterai donc jusqu'au bout coupée des goûts populaires; je trouve navrant qu'on soit fière d'exhiber un abdomen gravide au point de l'immortaliser par l'image et le distribuer urbi et orbi afin que tous le voient et que nul n'en ignore. Beurrkk! Revenons au photomaton, et certes il fait ce qu'il peut mais il peut peu. Quand je hurle, épouvantée du résultat, on m'avise perfidement que ce résultat qui me terrasse est conforme à la réalité, ce qui ne console point. C'est bien pire encore que sur ma carte d'identité ou sur mon passeport. Il suffirait que quelqu'un d'ingénieux sût l'agrandir et le suspendre aux arbres pour que la récolte de cerises fût totalement respectée par les merles.

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 14:34

PHOTOMATON

 

          S'il y a une chose dont j'ai horreur me concernant, c'est qu'on me photographie. Un ami m'a récemment montré (figurez-vous que je ne le savais pas) que dès qu'on écrit mon nom sur le web une flopée de clichés se déverse sur l'écran. Bou diou! que de points de vue, tous plus calamiteux les uns que les autres... Souriant (beurk!), signant,  faisant la moue, prise au milieu d'un  discours donc le bec ouvert, voire  tendrement appuyée sur l'épaule d'un homme ou d'une femme dont le sourire est infiniment plus séduisant que le mien... J'ignorais qu'on pouvait ainsi librement se gausser de ces instantanés qui, trois fois hélas, portent témoignage de la réalité. J'ai eu dans le temps (le temps des passeports) une petite réserve de photos cachées honteusement jusqu'au moment humiliant d'être attachées à des documents officiels. Je les ai fait durer tant que j'ai pu, mais la source est tarie où buvaient les troupeaux, et on me mène cet après-midi me faire tirer le portrait une ultime mais nécessaire fois : j'ai perdu ma carte vitale (est-ce que ça étonne quelqu'un?) et pour la remplacer il faut une photo ni photocopiée ni chéplus quoi, mais pas question de tricher. Or j'espère ne pas faire pire que la photo de ma défunte carte de réduction SNCF, qui avait tout pour faire paniquer une couvée de singes. J'ai beau me dire que mon faciès ne va pas librement circuler entre des mains prêtes à rigoler, mais je soupire d'avance d'une nouvelle réédition de Bécassine aux bains de mer.

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 10:58

 

AH! LE BEAU PROGRAMME!

 

          A défaut de programme réfléchi, Marine Le Pen, lorsqu'on  lui demande timidement ce qu'elle déciderait de faire au cas où, propose des choses éculées qui n'ont pas fait leurs preuves et qu'elle s'arrange pour présenter comme des innovations à ne pas louper. Elle a eu le temps pendant son rodage  de pêcher dans les mesures brandies par la droite sans espoir d'être jamais acceptées et  d'en  faire sa marchandise. En changeant l'allure des phrases, en rénovant le vocabulaire, elle offre pour du neuf des idées qui traînaient depuis des décennies : un petit coup de spray miracle, voilà que ça brille, tous les yeux se fixent là-dessus avec espoir (enfin, disons, tous les yeux qui veulent bien s'y fixer). Rien d'étonnant à ce que la droite traditionnellement hostile à toute fusion avec le FN ne revienne sur ses préjugés : ce qu'on lui offre à présent c'est ce qu'elle avait mal su présenter antérieurement, c'est le moment de ne pas le laisser passer encore une fois, rejoignons donc cette défenseuse des bonnes idées, et après tout si elle se montre raciste et xénophobe ça ne serait pas plus mal : il y a si longtemps qu'on couve en douce de ces idées inavouables, qu'on n'accepte que du bout des lèvres ces étrangers immigrés arabes (les Juifs, on ne les prononce pas mais, ah là là on n'en pense pas moins) qui se sont implantés sur notre territoire national. C'est pas nous qui le formulons,  mais on peut bien sans mot dire se rallier à quelqu'un qui a le front de dire tout haut ce qu'on pensait tout bas... Avec ce raisonnement-là, ça fait une belle proportion de votants qui se regroupent sous un giron devenu aimablement accueillant, voire tendrement maternel. Puisque le diable n'existe plus...

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 10:06

A DROITE, TOUTE!

 

          Oh ces médias! Oh leur air professionnel de l'information, aimable mais sérieux parce que bien au courant, impartial, objectif, au service de tous sans considération de sexe ni de primogéniture! Mine de rien, à la longue et par petites touches à l'air insignifiantes, ils te vous retournent l'opinion et vous préparent une élection sans avoir l'air d'y toucher, dans le sens où le souhaitent ceux à qui ils se sont vendus (parfois même avec cynisme : ainsi ce  bavard de LCI qui annonçait il y a peu qu'il se ralliait au FN, avec l'air ému et ravi de qui vous annonce l'arrivée de son premier-né). J'ai dû déjà vous le dire, on ne m'ôtera pas de l'idée que la défaite de Jospin en 2002 a compté dans ses facteurs l'insistance des Guignols de l'Info à le présenter sans relâche comme indécis, hésitant, trop lent à décider. Les informateurs d'à présent, vingt an plus tard, à force d'utiliser le terme de "dédiaboliser" qu'ils ont inventé pour les besoins de la cause, à force de nous faire voir et entendre quotidiennement l'un ou l'autre des orateurs du clan Lepéniste (à défaut de la tante et de la nièce qu'on nous exhibe plus souvent que nous ne le souhaiterions) nous ont installé les avis lepénistes, les jugements lepénistes, les vertueuses indignations lepénistes, voire les appels au peuple lepénistes dans notre menu du matin, du midi et du soir : si on n'en veut pas,  on peut détourner la tête, on n'aura rien pour remplacer . La droitisation extrême de la population est inscrite fermement au programme des informateurs et, pire, on la constate plaisamment sans imaginer qu'on pourrait, même si tard, faire quelque chose pour la freiner. Puisque les médias semblent se trouver si bien de la situation...

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 19:55

MUTISME DE LA TELE

 

          Si j'ai bien compris (car ma télé est muette : fidèle depuis trop longtemps à Numéricable_- nous avions adopté le câble avec enthousiasme et sans délai -mon système est trop vieux, il faut le remplacer par l'organisation SFR : je n'ai rien contre, mais la plupart des incidents et pannes qui me privent de l'image et du son proviennent de ce changement de domination qui se règle sans se régler  par des crocs-en-jambe et des coups fourrés incessants et divers), mon poste est, me dit-on, délabré dans ses profondeurs. Je dois donc attendre jusqu'au 18 pour qu'un spécialiste SFR vienne enfin supprimer toute trace du vieux système (que les initiés suivent s'ils le peuvent, je n'y comprends rien pour ma part, sauf une fois de plus qu'on doit faire disparaître les vieux pour laisser la place aux plus jeunes). Voilà un samedi où je rage de ne pouvoir suivre l'actualité des manifestations : elles sont de plus en plus fréquentes, de plus en plus variées dans leur population (ce qui prouve bien que toutes les couches sociales en ont ras le bol et descendent dans la rue faute de pouvoir se défouler autrement - on ne peut tout de même pas passer son temps à distribuer des baffes, on n'est pas dans un film de Gabin et des fois on le regrette). Faute de contempler ces remous et de pouvoir (mais attention! pas toujours, holà!) me mélanger à ces foules en colère, je me rabats sur les DVD qui attendaient leur tour. Voilà, c'est fait! Twin Peaks et David Lynch vont m'accompagner un nombre respectable de soirées, trois épisode à la fois. C'est moins superbe que la toute première vision, il y a ... combien d'années? Mais c'est très consommable, j'ai bien envie de vous en parler.

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 19:24

CONFRONTATIION

 

          J'en ai parfois la vague impression : elle m'effleure comme un papillon de nuit par les soirs d'été, ou peut-être plutôt comme un moustique, que vous chassez mais qui revient à charge, impertinent, trompettant, se moquant de vous puisqu'il sait qu'il vous aura de toute façon. C'est une idée qu'on peut facilement repousser, la remplaçant par d'autres plus massives ou plus urgentes auxquelles on donne plus officiellement le droit à la parole, voire à l'installation dans les soucis de premier rang qui font taire tout le reste. Pourtant elle reste là, tapie, comme un chien perdu auquel vous avez donné quelque signe d'intérêt, qui a décidé de s'établir chez vous et qui, tout simplement, attend sans rien dire le moment où vous serez enfin mieux disposé. Car il y a fatalement un moment où vous accordez votre attention à l'idée : vous avez conscience qu'elle est là depuis longtemps, qu'elle est modeste et courtoise mais qu'un jour ou l'autre il faudra bien la regarder en face. Et alors cette manière d'enfin l'envisager, avec agacement et soupirs adéquats marquant la lassitude, ne peut que s'accompagner de frissons, puisqu'il s'agit de confronter en fin de mois les relevés de banque... et la disposition naturelle à dépenser sans compter.

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 14:05

 

DES LUNETTES ROSES?

 

          Si l'on décide de chausser les lunettes roses que chacun de nous a toujours en réserve (même si elles sont bien cachées et ne servent pas souvent), on peut   naïvement se congratuler de l'amélioration d'ensemble des conditions de vie sur la planète. A chaque instant un petit détail ou un autre fait réfléchir : ici le lait se vend en cartons et non plus en bouteilles de plastique. Là - allant dans le même sens - un emballage alimentaire, jusqu'à peu réalisé en plastique à bulles, m'arrive réalisé en gros papier froissé. La mentalité d'ensemble paraît avoir évolué sur l'espèce animale, prenant fait et cause énergiquement pour les bêtes lorsque l'occasion s'impose : cruauté à dénoncer et à punir, violences à payer par des peines sévères, mouvements de protestation efficaces contre le traitement des bêtes d'élevage depuis leur naissance jusqu'à l'abattoir, abandon des oeufs de batterie pour la fabrication des mayonnaises, multiplication des denrées non trafiquées comme la volaille élevée au sol .. Je me limite ici à des produits de consommation tout simples à la portée de tous, mais beaucoup d'interventions ressassées depuis des années ont réussi à imposer des barrages d'ignominie que les pires voyous de l'agroalimentaire n'osent plus trop franchir, rassurés qu'ils se voient par les innombrables terrains où ils peuvent sans contrôle continuer à faire le mal pour gagner toujours plus. Tout compte fait, le rose de la vision de départ risque encore de se charger de gris et de noir : oui, il y a quelques mouvements, et ils se renforcent de jour en jour. Mais  il reste tant à faire...

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 13:45

 

LE GESTE SUIT LA PAROLE

 

                    Mes belins-belines, lorsque je veux, pour moi-même et dans l'espoir de servir d'exemple, regrouper toutes les forces de concentration et d'élan, je ne me contente pas de crier "Montjoie et Saint-Denis", bien que, soucieuse de la tradition historique, je l'inclue (remarque de grammaire : il s'agit là du subjonctif commandé par "bien que" et non d'une conjugaison fautive du  verbe "incluer" inexistant - on n'a jamais trop de précisions pour renforcer ou rafraîchir ses  connaissances de base) je l'inclue, donc, dans la suite populaire et un peu salmigondis des formules idoines, "Ralliez-vous à mon panache blanc", "Retroussons nos manches", "Suivez le boeuf", "Allons z'enfants", "Haut les coeurs!"'... Il y en a d'autres, mais plus spécifiques, telles que "La bourse ou la vie!", "Enfer et damnation!", "Mort aux vaches!" (et je laisse de côté celles qui sont hors de propos, comme par exemple les musicales "Mort et Transfiguration" ou " Au balcon les cocus!", d'autant qu'elles ne contiennent pas la notion d'élan qui était essentielle  dans la toute première expression jaillie du coeur) . Et d'ailleurs, reconnaissez-le mes agneaux, j'en faisais plutôt une question de vocabulaire, presque de style. Je n'aurais jamais eu l'idée de brandir des convictions d'avant la Révolution en les assortissant d'une gifle pour faire bon poids.

 

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 12:58

LA PAUSE, LES ROSIERS

 

 

          Toutes les cent pages, tout de même, on peut bien marquer une pause et réfléchir. Nous en sommes au N° 4.899 + Une, c'est un compte rond pour lequel on a le droit de se congratuler. Or, c'est tout juste si j'ai pu avoir le contact avec vous ce matin, mes belins-belines : le mail ne marche pas, et ma télé non plus (il y a d'ailleurs entre ces deux-là de sournoises et déplaisantes connivences, car quand les deux font grève en même temps je suis doublement mutilée, et mes appels au secours ne sont pas toujours suivis d'effet). Il y a, paraît-il,  un défaut d'installation initial qui se manifeste de temps à autre par des caprices ou des fatigues : peu importe la raison profonde, le résultat c'est moi qui le déguste, avec privation de cinéma pour la soirée et arrêt complet des messages entrants ou sortants. Mais finalement, avec ce beau temps si agréable et malgré l'attachement que j'ai pour vous, mes agneaux, je m'autorise sans remords à vous laisser en plan pour aller admirer de près et sentir mes roses : des André Lenôtre grimpantes érigéees superbement, d'une tendre couleur d'églantine pâle et d'une profusion admirable. Certes, comme pour toute plante, il a fallu attendre trois ans avant de constater enracinement définitif et satisfaction de l'endroit choisi, donc disposition heureuse à donner le meilleur de soi-même : mais les trois ans sont passés depuis belle lurette et l'épanouissement de mon rosier est un enchantement.

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